MOHAMED saaws

la patience du prophete saaws

Le prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam a été persécuté de différentes manières et il choisissait de patienter, car il était persécuté afin qu’il cesse d’accomplir ce qu’il avait choisi de faire, ce qui est plus grand encore que la patience de Yûsuf paix sur lui.
En effet, on a appelé Yûsuf à la fornication, il n’a été châtié par la prison que parce qu’il a refusé, alors que c’est la mécréance qu’on a demandé au prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam et ses compagnons, et comme ils ont refusé ils ont été châtié par le meurtre et d’autres choses encore.
Et le plus petit châtiment qu’ils ont subi fut la prison lorsque les polythéistes les ont confinés un temps dans une vallée en dehors de la ville, et dès lors qu’Abû Tâlib décéda, les persécutions ont augmenté.Quand les polythéistes de Quraysh apprirent que les Ansârs de Médine avaient prêté serment d’allégeance au prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam, ils voulurent l’empêcher de quitter la Mecque, le bloquant lui et ses compagnons.
On ne pouvait quitter la ville que secrètement, sauf ‘Umar ibn al Khattâb et les nobles comme lui qui voulaient quitter leurs demeures, mais malgré tout, ils empêchaient certains d’entre eux ,Les croyants n’ont subi ces persécutions et ces épreuves que parce qu’ils ont choisi d’obéir à Allah et Son prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam de la même façon que Yûsuf paix sur lui a choisi d’obéir à Allah en préférant la prison au péché.
Ce n’était donc pas une épreuve céleste que le serviteur subit bon gré mal gré, comme ce qui est arrivé à Yûsuf paix sur lui quand il a été séparé de son père.
La patience volontaire est la plus noble et la plus méritoire des deux, bien que celui qui patiente face à une épreuve (contre laquelle il ne peut rien) sera récompensé pour sa patience, sa quiétude et verra ses péchés pardonnés en raison des malheurs qui le touchent.
Quant à celui qui est persécuté  car il a choisi d’obéir à Allah obtient la même récompense et on lui écrit en plus une bonne action.

 Allah dit (traduction rapprochée) :

 "Ils n’éprouveront ni soif, ni fatigue, ni faim dans le sentier d'Allah, ne fouleront aucune terre en provoquant la colère des mécréants, et n’obtiendront aucune victoire sur un ennemi, sans qu’on ne leur écrive pour cela une bonne action. Certes, Allah n’annule pas la récompense des bienfaisants." (Sourate At Tawbah verset 120)

 Au contraire de celui qui subit une épreuve qu’il n’a pas choisie, comme la maladie, la mort d’un être cher, le vol de ses biens, et qui n’est récompensé que pour sa patience face à cette épreuve, pas pour l’épreuve elle-même.
En effet, la patience face aux malheurs ne fait qu’effacer les péchés, alors que c’est pour les actes volontaires et leurs conséquences que l’on est récompensé.
Ceux qui sont persécutés pour leur foi, leur obéissance à Allah et Son Messager et qui subissent pour cela gêne, maladie, emprisonnement, émigration forcée , perte de biens et d’êtres chers , coups , insultes , perte de prestige , sont sur la voie des prophètes et de ceux qui les suivent comme les Muhâjirîn .
Ceux-là sont récompensés pour les persécutions qu’ils subissent et on leur écrit une bonne action, de la même manière que le combattant sur le sentier d’Allah est récompensé pour la faim, la soif, la fatigue et la colère des mécréants qu’il provoque.
Même si tout cela n’est pas un acte qu’il accomplit, mais cela découle d’un choix qu’il a fait à savoir la foi et l’obéissance à Allah et Son Messager sallallahu ‘alayhi wa sallam.
Ce sont là ce que l’on appelle les conséquences des actes volontaires.
Et les savants ont divergé à leur sujet :
Ces conséquences doivent-elles être attribuées à l’auteur des actes, à Allah ou bien n’ont-elles en fait aucun instigateur ?L’avis le plus correct est que ces conséquences doivent être attribuées à l’auteur des actes mais aussi à toutes les autres causes.
C’est la raison pour laquelle on lui écrit une bonne action.

 (Source : extrait du livre les maladies du cœur et leurs remèdes d’ibn Taymiyya)

 Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية
 
 

ainsi fut notre prophete saaws

http://www.dourouss-abdelmalik.com/mp3/AinsiFutNotreProphete_Abdelmalik.mp3

Pourquoi le Prophète demandait-il pardon à Allâh alors qu'il est infaillible ? (Qâdî 'Iyâd)

Pourquoi le Prophète demandait-il pardon à Allâh alors qu'il est infaillible ? (Qâdî 'Iyâd)

 

Allâh (qu'Il soit glorifié et exalté) a dit :

 

« En vérité Nous t'avons accordé une victoire éclatante, afin qu'Allâh te pardonne tes péchés passés et futurs, qu'Il parachève sur toi Son bienfait et te guide sur une voie droite; et qu'Allah te donne un puissant secours. »

 

[Sûrah 48 – Âyât 1 à 3]

 

Le Prophète (que Le Salut et La Paix d'Allâh soient sur lui) a dit : 

 

« Parfois, mon cœur se voile, et je demande pardon à Allâh cent fois par jour. »

 

[Rapporté par Muslim] 

 

« Par Allâh ! Je demande pardon à Allâh et je me repens à Lui plus de soixante-dix fois par jour. »

 

[Rapporté par al-Bukhârî] 

 

Comment donc concilier ces différentes informations ? Pourquoi le Prophète (que le Salut et La Paix d'Allâh soient sur lui) demande-t-il pardon alors qu'il ne pèche pas ? Et à quoi fait-il référence lorsqu'il parle du voilement de son noble cœur qui est inondé en permanence de lumières spirituelles ?

 

La réponse se trouve chez notre maître, Al Qâdî 'Iyâd Ibn Mûsâ Al Yahsubî Al Mâlikî (qu'Allâh lui fasse miséricorde) dans son œuvre magistrale intitulée Al Kitâb Ush Shifâ° : 

 

« Si on interroge : Que signifie donc cette parole du Prophète (que Le Salut et La Paix d'Allâh soient sur lui) : « Parfois, mon cœur se voile (ou s'ennuage : ghayn) et je demande, chaque jour, cent fois pardon à Allâh. », et dans une autre version : « […] chaque jour plus de soixante-dix fois pardon. », prends garde à ce que ton esprit soit effleuré par l'idée que cet voilement (ghayn) soit une obsession ou une noirceur qui aurait touché son cœur ! Car l'origine de ce voilement (ghayn), c'est ce qui couvre le cœur et l'enveloppe, comme l'indique Abû 'Ubayd. En effet, le mot a pour premier sens le voilement (ghayn) du ciel qui est la couverture des nuages. D'autres disent que le ghayn est quelque chose qui enveloppe le cœur sans le couvrir complètement, comme le brouillard léger qui apparaît dans l'air et n'empêche pas les rayons solaires de le traverser. 

 

De même, il ne faut pas comprendre de ce hadîth que chaque jour son cœur s'ennuage (se voile) cent fois ou plus de soixante-dix fois car les termes que nous avons mentionnés ne l'impliquent pas. Il s'agit pourtant des termes qui reviennent dans la plupart des versions. C'est que ce nombre se rapporte à la demande de pardon et non pas à l'ennuagement (ghayn). Ainsi, cet ennuagement (ghayn) constitue une allusion à l'inadvertance de son cœur, aux relâchements de son âme et ses oublis dans la poursuite du dhikr et la contemplation d'Allâh, parce qu'il fut obligé de supporter les hommes, de s'occuper des affaires de la Communauté (al ummah), d'aider les siens et de gérer l'ami et l'ennemi, sans compter le poids du Message et les obligations d'assumer cette immense charge tout en observant, à travers tout cela, l'obéissance à son Seigneur et l'adoration de son Créateur. 

 

En effet, comme le Prophète (que Le Salut et la Paix d'Allâh soient sur lui) avait, de toutes les créatures, la position la plus élevée auprès d'Allâh, le rang le plus sublime et possédait la connaissance la plus parfaite de son Seigneur, il a estimé que son relâchement par rapport à son état au moment de la libération de son cœur, de l'émancipation de son souci, de son tête-à-tête avec son Seigneur, de son attachement exclusif à Lui et son occupation par toute autre chose constituaient une régression par rapport à son état sublime et un abaissement par rapport à sa station élevée, aussi il a demandé pardon à Allâh pour cela. 

 

C'est l'aspect le plus retenu et le plus notoire dans l'explication de ce hadîth. Beaucoup de gens ont penché pour le sens que nous avons indiqué en tournant tout autour et en s'y approchant sans pouvoir l'atteindre. 

 

Nous avons expliqué son sens obscur et dévoilé au lecteur sa réalité en montrant que cela est fondé sur la possibilité d'envisager les relâchements, les oublis et les inadvertances hors du champ de la transmission du Message comme nous aurons l'occasion de le voir plus loin. 

 

Tout un groupe de Maîtres des cœurs et de grands Soufis parmi ceux qui affirment que le Prophète (que Le Salut et La Paix d'Allâh soient sur lui) est tout à fait à l'abri de tout cela et q'’il est trop sublime pour s'exposer aux états d'insouciance et de relâchement, soutiennent que le sens de ce hadîth se résume dans ce qui occupe son esprit et préoccupe sa pensée quant à sa Communauté, ses soucis pour ses membres et sa grande compassion pour eux afin de demander pardon en leur faveur. Aussi, disent-ils, l'ennuagement (al ghayn) qui gagne son cœur pourrait être ici la sakînah (sérénité) qui l'envahit, conformément à la Parole Divine : « Allâh fit alors descendre sur lui Sa sakînah. » [Sûrah 9 – Âyah 40]. Sa demande de pardon serait alors de sa part une manifestation de servitude et de son indigence. 

 

A ce propos, Ibn 'Atâ° a dit : « Sa demande de pardon et ses agissements constituent une initiation pour amener la Communauté à pratiquer la demande de pardon. » D'autres ajoutent : « Pour que ses membres soient vigilants, et ne se réfugient pas dans l'assurance. » 

 

Il est possible que cet engagement soit un état de crainte et de vénération qui envahissent son cœur, ce qui l'amène à rendre grâce à Allâh et à observer régulièrement l'adoration, conformément à ce qu'il a dit à propos de son adoration continuelle : « Ne dois-je pas être un serviteur reconnaissant ? » 

 

On devrait donc, selon ces indications, interpréter dans ce sens cette version du hadîth où le Prophète (que Le Salut et La Paix d'Allâh soient sur lui) dit : « Parfois, mon cœur s'ennuage, et je demande pardon à Allâh plus de soixante-dix fois par jour. ». »  

 

Et tout ce qui vient d'être mentionné concernant le Prophète Muhammad Salla L-ALLAHU `Aleyhi wa salam est également valable pour l'ensemble des Prophètes (que Le Salut et La Paix d'Allâh soient sur eux tous). 

 

Allahumma Sali wa salim `ala Habibina Muhammad.

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