les sunnans annabaouiya

les obligations dans la prière

obligations dans la prière :

L’obligation durant la prière, si on la délaisse volontairement la prière n’est pas valide, et lorsque on la délaisse involontairement, ceci est compensé par la prosternation de la distraction.



1- Takbir al intiqal :

C’est le fait de dire « Allahu Akbar » pendant les mouvements durant la prière, et « Sami'a Llahu Liman Hamida », « Rabbana wa laka-l-hamd »

"Sami'a Llahu Liman Hamida" : Allah entend ceux qui le loue ; ici le verbe entendre (sami'ou) signifie l'exaucement (el istijaba'). C'est à dire qu'Allah exauce ceux qui le loue en leur donnant la récompense [de la prière] qui est au minimum de 10 et au maximum de 700. La preuve dans le Coran qu'entendre (sami'ou) signifie l'exaucement (el istijaba') est le verset : « Car Tu es Celui qui entend bien la prière ». Et dans la sunnah, la preuve est la parole du prophète (صلى الله عليه و سلم) qui dit : "Recherchez la protection contre 4 choses [...] contre une invocation qui n'est pas entendu."

"Rabbana wa laka-l-hamd " : Il y a 4 façons de le dire :
- rabbanâ lakal-hamd
- rabbanâ wa lakal-hamd
- allahumma rabbanâ lakal-hamd
- allahuma rabbanâ wa lakal-hamd


Like a Star @ heaven La preuve de cette obligation est le hadith d'abou Hureyra (رضي الله عنه) qui rapporte que le prophète (صلى الله عليه و سلم), lorsqu’il se levait pour prier disait : « Allahu Akbar », lorsqu'il était debout. Puis il disait : « Allahu Akbar », lorsqu’il s’incliner. Ensuite il disait : « Sami'a Llahu Liman Hamida », lorsqu’il relevait son dos de l'inclinaison. Puis il disait alors que son dos était debout : « Rabbana wa laka-l-hamd ». Puis il disait : « Allahu Akbar », lorsqu’il descendait [pour se prosterner]. Puis il disait : « Allahu Akbar », lorsqu’il relevait sa tête de la prosternation. Puis il disait : « Allahu Akbar », lorsqu’il se prosternait. Puis il disait : « Allahu Akbar », lorsqu’il se relevait [de sa deuxième prosternation]. Puis il faisait ainsi pendant sa prière jusqu’à la terminer et il disait « Allahu Akbar », lorsqu’il se levait après le 1er tachahoud.
Et il (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Priez comme vous m’avez vu priez » (rapporé par Al Boukhari et Mouslim)

Les savants disent que le takbir doit se dire durant le mouvement (exemple : entre le moment ou on est debout et ou l'on s'incline).

Cheikh Al Albani il dit : « Il est autorisé de le dire avant le mouvement mais le meilleure est de le dire durant le mouvement, et il faut le commencer pendant le pilier et le finir avant la fin de se pilier. »

Et beaucoup d'imams font une erreur : ils disent « Allahu Akbar » au moment où ils sont déjà en inclinaison par exemple, car ils disent s’ils le disent avant les prieurs vont le précéder. Or les savants sont catégoriques sur cette erreur, car ils contredisent la Sunna. Certains savants sont même allez jusqu’à dire que celui qui fait cela sa prière n’est pas valide, mais la plupart disent qu’elle est valide, tel est l’avis de Cheikh Al ‘Utheymine.

Concernant le fait de se relever après la 2ème prosternation, il est connu qu'il faut faire une légère pause (assis) avant de se relever (debout). Donc a quel moment faut-il dire le takbir ? Cheikh Al Albani a dit : « Il faut dire le Takbir au moment où on se relève de la 2ème prosternation, puis on observe une pause et on se relève. »


Like a Star @ heaven L'autre preuve est le l'hadith de l'homme qui avait mal accompli sa prière. Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) lui a dit : "La prière d’une personne ne peut être complète que si elle a fait ses ablutions et qu’elle les ai faites correctement, puis qu’elle dise "Allahou akbar" (le 1er Takbir) et remercie Allah et Le loue, et qu’elle fasse ses éloges, et qu’elle lise ce qu’elle veut du Qur’an, puis qu’elle dise « Allahu Akbar », puis qu’elle s’incline jusqu’à que ses os soient apaisé, puis dit « Sami3a Llahu liman hamida » jusqu’à être debout, puis dit : « Allahu Akbar », puis qu’elle se prosterne jusqu’à que ses os reprennent leur place, puis qu’elle dise « Allahu Akbar » puis qu’elle relève sa tête jusqu’à s’asseoir , puis qu’elle dise « Allahu Akbar » puis qu’elle se prosterne jusqu’à ce que ses os reprennent leur place, puis qu’elle relève sa tête en disant « Allahu Akbar » et s’il fait cela sa prière est alors complète. »" (Sahih rapporté par Abou Dawoud.)

Quand est-ce que la personne dit « Sami3a Llahu Liman Hamida » ? Quand elle prit seul, ou derrière l’imam ou quand elle dirige la prière ? Ou bien les trois ?
Le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Quand l’imam dit « Sami3a Llahu Liman Hamida » dites « Rabbanâ wa laka-l-hamd »
Beaucoup de savants disent que lorsque tu pries derrière l’imam et quand il dit « Sami3a Llahu Liman Hamida » ne le dit pas mais dit « Rabbanâ wa laka-l-hamd»
L’imam Ash shafi3 et, à notre époque, Cheikh Al Albani disent que l’on doit aussi le dire, ils disent que le prophète (صلى الله عليه و سلم) disait les deux, qu’il ne l’a pas interdit. Il n’est pas mentionné que l’imam doit dire uniquement « Sami3a Llahu Liman Hamida » alors qu’il dit aussi « Rabbanâ wa laka-l-hamd»



2- At tachâhûdu-l- Awwâl (le 1er tachahoud) :

Like a Star @ heaven La preuve que le 1er tachahoud n'est pas un pilier est le hadith où le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a oublié celui-ci. Il s'est relevé, les compagnons l'ont averti, mais il n'est pas redescendu et a terminé sa prière. Puis il a fait les 2 prosternations de la distraction avant le taslim.
Les savants ont déduit 2 choses de ce hadith :
1- Lorsque l'imam oublie le 1er tachahoud et que les gens le reprennent, il doit poursuivre sa prière.
2- Le 1er tachahoud n'est pas un pilier, puisqu'un pilier n'est pas compensé par les prosternations de la distraction.

Like a Star @ heaven La preuve que le 1er tachahoud est bien une obligation est le hadith d'Ibn Mas'oud (رضي الله عنه), le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Lorsque vous vous asseyez toutes les deux unités de prières (rak3atayni) dites : « Attahiyâtu Lillahi wa ssalawâtu wa ttayyibât, as salamu 3aleyka ayyuha nnabiyu wa rahmatuLlâhi wa barakatuhu, as salamu 3aleyka wa 3ala 3ibaduLlahi sâlihin, ach-hadu an la ilâha illa Llah wahdahu lâ sharika Lahu, wa ach-hadu anna Muhammadan 3abduhu wa rasuluh », puis que l’un d’entre vous choisisse l’invocation qui lui plait le plus et qu’il invoque par celle-ci son Seigneur 3azawajall ». (rapporté par An nassa’i)

On déduit aussi de ce hadith qu'il est autorisé de dire des invocations même dans le 1er tachahud (et pas seulement le 2ème tachahoud).



3- As Sutra :

C’est l’obstacle que met le prieur devant lui et il se dirige vers elle. L’obligation de la sutra se fait avant la prière. Il est obligatoire pour celui qui se lève pour prier de positionner devant lui une sutra. Cette sutra permet d'empéccher les gens ou les choses de passer devant lui et de ne pas préoccuper le prieur par ce qui se passe derrière cette obstacle.

Like a Star @ heaven Saïd Abi Atma (رضي الله عنه) a dit que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Lorsque l’entre vous prie qu’il prie vers une sutra, et qu’il s’en approche afin que le diable ne coupe pas sa prière. » (rapporté par Hâkim et An Nassa’i)

« afin que le diable ne coupe pas ta prière », il y a plusieurs explications à ce sujet :
1- pour ne pas que le diable vienne en apparence de djinn ou humain.
2- afin que le diable ne passe pas devant toi ou ne soit pas la cause que quelqu’un passe devant toi et coupe ta prière.
3- il parle du chat noir car dans un hadith il est dit que le chat noir c’est Chaytan.
4- pour ne pas qu’il coupe ta prière en te distrayant durant celle-ci.


Like a Star @ heaven Selon Ibn ‘Umar (رضي الله عنه), il dit que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Ne pries que devant une sutra et ne laisse personne passer devant toi et s’il s’obstine alors combats-le, car il y a avec lui le diable. ».

« combats-le » : Les savants ont dit que cela veut dire « pousse le violemment aussi fort que possible »
S’il essaye de passer une fois repousse-le gentiment, car peut-être qu’il ne t’as pas vu, ensuite si la personne persiste, alors pousse-la aussi fort que possible.


Il y a cependant une divergence des savants concernant l'obligation de la soutra. Certains disent qu'elle est obligatoire et d'autres seulement une sounnah, mais l'avis le plus sûre est qu'elle est obligatoire d'après la parole du Prophète (صلى الله عليه و سلم) : « Ne pries que devant une sutra... ».



Qu’est-ce qui fait guise d’obstacle ?

L’obstacle peut-être un mur, un pilier, un bout de bois planté dans le sol, une monture…
La hauteur minimale que doit avoir l'obstacle est la hauteur de "mou-akhiratou errahli", c'est une planche qui est présente à l'arrière d'une selle de chameau, contre laquelle on s’adosse3. Cette planche représente une coudée de long.

Moussa Ibnou Talha (رضي الله عنه) a dit, selon son père, que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Lorsque l’un d’entre vous mets devant lui un obstacle d’une hauteur comparable à celle de la planche située derrière la selle, qu’il prie et ne fasse pas attention à ceux qui marche derrière. »


Le fait de s’approcher de sa sutra fait parti de la sunna :

Selon Bilal (رضي الله عنه), il dit : « Le prophète (صلى الله عليه و سلم) priait et il y avait entre lui et le mur vers lequel il priait la distance équivalente à trois coudées. » (rapporté par Al Boukhari)
Selon Sahl Ibn Sa3d (رضي الله عنه), il dit : « Il y avait entre l’endroit où le prophète (صلى الله عليه و سلم) priait et le mur, la distance suffisante pour qu’une brebis passe. » (rapporté par Al Boukhari et Mouslim)

Like a Star @ heaven Pour rassembler les deux hadiths, on peut dire que lorsque le Prophète (صلى الله عليه و سلم) était debout, la distance entre lui et le mur était de 3 coudées. Et lorsqu’il était prosterné la distance était celle qui suffit à laisser passer une brebis.

Like a Star @ heaven Concernant le fait de passer devant une personne qui prie sans sutra, les savants ont dit que l'on dois voir l’endroit où le prieur pose son front, puis, de cet endroit, mesurer la distance suffisante pour laisser passer une brebis. Il est possible de passer au-delà de cette distance.
Et d'autre savant , comme Cheikh Al Albani, ont dit : « Tu passes derrière l’endroit où il pose son front. »


Ce qui annule la prière de celui qui n'a pas de sutra :

Celui qui n’a pas de sutra devant lui alors, si une femme, un âne ou un chien noir passe devant lui, cela coupe sa prière.

‘Abdullah Ibn Sâmid (رضي الله عنه) a dit selon son père Abi Dhar, que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Lorsque l’un d’entre vous se lève pour prier, le protégera alors s’il a devant lui un obstacle d’une hauteur semblable au dossier de la selle d’un chameau et s’il n’y a pas devant lui un obstacle similaire au dossier de la selle d’un chameau, alors coupe sa prière, l’âne, la femme, et le chien noir. » Abdullah Ibn Sâmid demanda à Abu Dhar : « Ô Aba Dhar qu’en est-il du chien noir ? Quelle est la différence entre le chien noir, rouge ou jaune ? » Et il lui répondit : « J’ai posé cette même question au prophète (صلى الله عليه و سلم), et il m’a dit : « Le chien noir c'est le diable. » »

On pourait alors mentionner les hadith où le Prophète (صلى الله عليه و سلم) priait alors que Aïcha (رضي الله عنها) était couchée devant lui. Les savants ont dit que cela n'était pas un passage comme cela est mentionné dans le hadith.

Celui qui prie sans sutra et que quelqu'un passe devant lui, la récompense de sa prière sera diminuée.


L’interdiction de passer devant le prieur :

Abi Juhayn (رضي الله عنه) rapporte que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Si celui qui passe devant le prieur savait le péché qu’il avait fait, il préférerait rester debout 40 plutôt que de passer devant lui » (il ne sait plus si c'est 40 jours ou mois ou années) (rapporté par Muslim et Al Boukhari)

Lorsqu’une personne met une sutra devant lui, qu’il ne laisse alors personne passer devant lui et sa sutra.

Ibn ‘Abbas (رضي الله عنه) a dit : « Un jour le prophète (صلى الله عليه و سلم) a prié et une brebis s’est avancée et a voulu passer devant lui. Il s’est avancé vers le mur jusqu’à coller son ventre au mur et la brebis est passée derrière lui. »

Abou Sa'id al Khudri (رضي الله عنه) rapporte que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Lorsque l’un d’entre vous prie, qu’il ne laisse personne passer devant lui et qui l’en empêche autant qu’il peut, s’il s’obstine alors qu’il le combatte, car il y a avec lui le diable » (rapporté par Muslim)


L’obstacle de l’Imam est le même pour ceux qui prient derrière lui :

Ibnou ‘Abbas (رضي الله عنه) dit : « Je suis venu, je me suis approché en étant sur ma monture (la femelle d’un âne) et je m’approchais à cette époque là de l'âge de la puberté, le prophète (صلى الله عليه و سلم) présidé la prière à Mina. Je suis passé devant le rang, puis je suis descendu et j’ai envoyé mon ânesse afin qu’elle mange et qu’elle boive, et je suis rentré dans le rang et personne ne m’a rien dit. » (rapporté par Muslim et Al Boukhari)

Il est passé devant les rangs personne ne lui a fait de reproche, donc cela était quelque chose de connu et non une chose étrangère à cette époque. C'est pourquoi les savants ont déduit que la soutra de l'imam était suffisant pour ceux qui prient derrière lui.

choses recommandées à dire dans la prière

Les sounan dans la prière :

La définition du terme souna chez les savants du fiqh (fuqaha): celui qui le fait est récompensé, et celui qui le délaisse n’est pas châtié.

Les savants sont unanime pour dire qu'il faut prier comme le prophète même si ce n'est qu'un actes recommandés (souna) et que celui qui la délaisse n'est pas châtié. Car le prophète a dit : "priez comme vous m'avez vu priez" donc plus on prit comme le prophète l'a fait et plus on sera récompensé. La distinction entre pilier, obligations et sunnans n'est valable que dans le cas ou on a oublié d'accomplir un acte dans la salat, pour savoir comment le rattraper. Mais la règle générale est de prier comme le prophète a prié.

L'auteur à divisé les sunnans en deux : sounan qawliya (dans la parole) et sounan fi3liya (dans l'acte)


1- Les sounan dans la parole (sounan qawliya) :


1 - Dou3â oul istiftâh (L’invocation d’ouverture de la prière) :

La meilleure est celle rapporté par Abou Houreyra qui dit que le prophète observait un petit silence avant sa lecture. Il lui dit : "Ô Envoyé d’Allah ! Je vois que tu observe un silence entre le Takbir et la récitation, qu’est-ce que tu dis ?" Il dit : « Je dis : Ô Allah, éloigne-moi des péchés, comme Tu as éloigné l’Orient de l’Occident. Ô Allah purifie-moi de mes péchés comme on purifie le vêtement blanc de la souillure. Ô Allah, lave-moi de mes péchés avec la neige, l’eau et la grêle."

اَللَّهُمَّ بَاعِدْ بَيْنِي وَ بَيْنَ خَطَايَايَ كَمَا بَاعَدْتَ بَيْنَ الْمَشْرِقِ وَ الْمَغْرِبِ ، اَللّهُمَّ نَقِّنِي مِنْ خَطَايَايَ كَمَا يُنَقَّي الّثوْبُ الأَبْيَضُ مِنَ الدَّنَسِ، اَللّهُمَّ ا غْسِلْنِي مِنْ خَطَايَايَ بِالثّلْجِ وَ الْماءِ وَ الْبَرَدِ





2 - Al isti3adha (la demande de protection contre le diable) :

Allah dit :
"Lorsque tu lis le Coran, demande alors la protection d’Allah contre Satan le lapidé" [Sourate An Nahl ; v.98]

Selon Abi Sayîd Al Khoudrî :
"Le prophète se levait pour la prière, il disait l’invocation de l’ouverture, puis il disait : Je cherche refuge auprès d’Allah contre le diable banni, contre ses insufflations, contre son inspiration et sa tentation"

أَعـوذُ بِاللهِ مِنَ الشَّـيْطانِ مِنْ نَفْخِـهِ وَنَفْـثِهِ وَهَمْـزِه



Certains savants comme sheikh el Albany (rahimahu Llah) concidérent el isti3adha comme une obligation. Mais l'avis majoritaire est que cela est preférable.

Est-ce qu’on doit le dire uniquement à la 1ère unité de prière ou à chaque unité de prière ?

Certains savants ont dit que le prophète le disait après l’invocation de l’ouverture, donc il doit être dit uniquement à ce moment là (c’est l’avis de Cheikh Ibn Baz)
D’autres savants ont dit qu'il doit être dit à chaque unité de prière par rapport à la parole d’Allah



3 - Al besmeLlah (le fait de dire : bismiLlahi r-rahmani r-rahim) :

Pour celui qui considère el besmeLlah comme étant un verset de la fatiha, il doit obligatoirement le dire. Quant à celui qui considère qu'elle ne fait pas partie de sourate el fatiha, cela est recommandé.

Il y a divergence des savants sur le fait que la besmeLlah fait partie ou non de sourate el fatiha. L'avis le plus sur est qu'elle ne fait pas partie car le prophète a dit dans un hadith :
"lorsque l'un d'entre vous lit el fatiha et qu'il dit : el hamdou liLlahi rabbi l 3alamin. Allah dit : mon serviteur m'a remercié"
. Il n'a pas commencé par la besmeLlah.
L'autre preuve est la parole des compagnons qui rapportent de la prière du prophète , d'abou Bakr et de Omar qu'il débutaient par : el hamdou liLlahi rabbi l 3alamin.



4 - At ta’mîne (le fait de dire Amîne) :

Selon Ibn Houjour, lorsque le prophète disait :
"wa lâ d-dâlîne ",
il disait : "amîne" et élevé la voix. (hadith authentique rapporté par abou Dawoud et Tirmithi)

Abu Houreyra, rapporte que le prophète a dit :
"Lorsque l’imam dit : "amîne" ; dite : "amîne ". Car celui dont le "amîne" coïncide avec celui des anges alors ses pêchés antérieures lui seront pardonnés".
(hadith authentique rapporté par el Boukhari et Mouslim)

Cheikh Al Albani a dit :
"Il ne faut ni précéder l'imam, ni tarder à le dire. Lorsque l’imam commence à dire : "amîne", dites : "amîne". "



5 - Al qira’atu ba3da al fâtiha (la lecture après al fatiha) :

Selon Abi Qatâda :
"lorsque le prophète lisait durant les deux premières raka'at de la prière de dhohor, al fatiha et deux sourates [une dans chaque raka'at]. Il allongeait la 1ère et raccourcissait la 2ème. Il faisait entendre de temps en temps des versets et il faisait pareil pour la prière du 3asr et du soubh."

La deuxième raka'at du prophète était toujours plus courte que la première, que ce soit durant la prière du dhohor, du 3asr ou du sobh.

Dans un autre hadith, il est rapporté que le prophète lisait durant les deux premières raka'at du dhohor et du 3asr la fathia est une autre sourate, et il faisait de temps en temps entendre un verset. Il lisait durant les deux dernière raka'at du dhohor et du 3asr uniquement el fatiha.

Il est autorisé de lire de temps en temps une sourate après al fatiha durant les deux dernières unités de prières du dhohor et du 3asr. La preuve est le hadith rapporté par abi Sayîd, qui dit :
"Le prophète lisait pendant les deux premières raka'at de la prière du dhohor environ 30 versets, et dans les deux dernières la moitié (cad 15 versets). Et de même pour al 3asr, le prophète lisait durant les deux premières raka'at un peu près 15 versets et la moitié durant les deux dernières."


La sunnah est de prier à voix haute durant la prière du sobh, durant les deux premières raka'at du maghreb et de l'3isha. Et de lire à voix basse pendant la prière du dhohor, du 3asr, durant la troisième raka'at du maghreb et les deux dernières raka'at de la prière de l'3isha.

Pour celui qui ne connait pas al fatiha :
Il doit dire à la place de la sourate :
" Al hamdulilah, subhanallah, wa la ilâha illa Llah"



6 - At tasbih fil roukoû3i was soujoûd (le fait de dire : subhanna rabbi al 3adhîm pendant l’inclinaison ; et : subhannah rabbi al a3lâ pendant la prosternation) :

Selon Houdeyfa , qui dit :
"J’ai prié avec le prophète , il disait lorsqu’il était en état d’inclinaison : "soubhannah rabbi l 3adhîm" et lorsqu’il était en état de prosternation : "soubhannah rabbi l a3lâ"."

Selon ‘Outba Ibn ‘Amir : "Lorsque le prophète était en état d’inclinaison, il disait : soubhannah rabbi l 3adhîm wa bihamdih" et en état de prosternation : "subhannah rabbi al 3alâ wa bihamdih".



7 - Ajouter après avoir dit : "rabbana wa laka al hamd", lorsque l’on s'est relevé de l’inclinaison :

"Notre Seigneur, à Toi la louange, [une louange digne de] remplir les cieux, la terre et l'espace qui existe entre eux, et autant que Tu désires en plus de cela. Tu es Digne d'éloges et de gloire. C'est [la parole] la plus véridique qu'un serviteur puisse prononcer. Nous sommes tous Tes serviteurs. O Allah, nul ne peut empêcher ce que Tu as donné ni ni donner ce que Tu as empêché. La fortune du riche ne saurait lui profiter [sans Ton aide] car, toute richesse ne provient que de Toi."

رَبَّناَ لَكَ الْحَمْدُ، مِلْءَ السَّموَاتِ، وَمِلْءَ اْلأَرْضِ، وَمِلْءَ مَا بَينَهُمَا، وَمِلْءَ مَا شِئْتَ مِنْ شَيْءٍ بَعْدُ، أَهْلَ الْثَّنَاءِ وَالْمَجْدِ، أَحَقُّ مَا قَالَ الْعَبْدُ، وَكُلُّنَا لَكَ عَبْدٌ، اَللَّهُمَّ لاَ مَانعَ لِمَا أَعْطَيْتَ وَلاَ مُعْطِيَ لِمَا مَنَعْتَ، وَ لاَ يَنْفَعُ ذَا الْجَدَّ مِنْكَ الْجَدُّ


ou "Notre Seigneur, à Toi la louange, des louanges abondantes, pures et bénies"

رَبَّنَا وَلَكَ الْحَمْدُ حَمْدًا كَثِيرًا طَيِّبًا مُبَارَكًا فِيهِ





8 - Ad du3â bayna s-sajdatayn (l’invocation entre les deux prosternations):

Selon Hudeyfa , le prophète disait entre les deux prosternations :
"Seigneur, pardonne-moi. Seigneur, pardonne-moi"

رَبِّ اغْفِرلِي، رَبِّ غْفِرلِي



Les savants disent qu'il est autorisé de le dire plus d'une fois

Al maghfira (la demande de pardon) signifie à la fois, la demande de protection des péchés et la demande de pardon des péchés.

Selon Ibn ‘Abbas , le prophète disait entre les deux prosternations :
"O Allah, pardonne-moi, fais-moi miséricorde, dispenses-moi de tout manquement, élève-moi, guide-moi, accorde-moi le salut et accorde-moi ma subsistance"


اَللَّهُمَّ اغْفِرلِي، وَارْحَمْنِي، وَارْفَعْنِي، وَاهُدِنِي، وَعَافِنِي، وَارْزُقْنِي



Les savants disent que lorsque les mots maghfira (demande de pardon) et rahma (miséricorde d'Allah) sont dans la même phrase, ils ont le même sens. Et lorsqu'ils sont séparés, ils ont chacun une signification particulière.



9 - As salâtou 3ala n-nabiyyi ba3da t-tachahoud l awwâl (La prière sur le Prophète après le premier tashahud) :

Selon ‘Aicha, qui dit :
“ Nous préparions au prophète son siwâk et l’eau avec laquelle il faisait les ablutions. Lorsqu’il se levait la nuit [quand Allah le voulait], il utilisé le siwâk et faisait ses ablutions, puis priez 9 unités de prières et il ne s’asseyait qu’au moment de la 8ème. Il invoquait son Seigneur et priait sur Son envoyé. Puis, il se levait pour la 9 ème unités de prière, s’asseyait et remercier Allah, priez sur lui-même, invoquait et faisait le taslim ».



10 - Ad du3â’ ba3da at tachahoud l awwâl wa ath thânî siwâ’ (dire l’invocation après le premier tashahud comme celle après le second) :

Selon ‘Abdallah Ibn Mass3ud , qui dit que Mohammed a dit :
"Lorsque vous vous asseyez toute les 2 unités de prières dites : "Les salutations, les prières et les oeuvres pures appartiennent à Allah. Que la paix, la miséricorde d'Allah ainsi que Ses bénédictions soient sur toi, ô Prophète. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d'Allah. J'atteste qu'il n'y a point de divinité digne d'adoration en dehors d'Allah et j'atteste que Muhammad est Son Serviteur et Messager"


اَلَّتحِيًاتُ لِلَّهِ وَالَّصَلَواتُ وَالَّطيِّبَاتُ اَلسَّلاَمُ عَليْكَ أَيُّهَا الَّنبِيُ وَرَحْمَةُ اللَّهِ وَبرَكَاتُهُ، اَسلاَمُ عَلَيْنَا وَعَلَي عِبَادِاللَّهِ الَّصالِحِيْن، أَشْهَدُ أَنْ لاَ إِلهَ إِلاَّ اللَّهُ، وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُه


Puis que l'un d'entre vous choisisse l'invocation qui lui plait le plus. Et qu'il invoque par celle-ci son Seigneur"



11 - Dou3a’ ba3da t-tachahoud ath thânî (l'invocation après le 2ème tachahud) :

Selon Abou Houreyra , le prophète a dit :
"Lorsque l’un d’entre vous fini le dernier tachahud, qu’il demande la protection d’Allah contre 4 choses : le châtiment de l’enfer, de la tombe, contre les tentations de la vie et les tentations de la mort et contre la tentation du faux messie"




12 - At taslîmatou th-thânî (le second taslîm [à gauche]) :

Le prophète faisait deux taslim, comme cela a été rapporté par ibnou Mas3oud. Il disait :
"as salamou 3alaykoum wa rahmatouLlah"
à droite puis "as salamou 3alaykoum wa rahmatouLlah" à gauche, de tel sorte que la blancheur de sa joue était visible.


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