la medecine prophetique

12 produit a fuir comme la peste

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12 produits sains à fuir comme la peste

Les spécialistes du marketing ont repéré depuis des années que le créneau « bio », « santé naturelle », fait vendre.

Une amie qui travaille en agence de communication m'a confié que tous ses clients lui demandent de paraître plus écologiques, plus proches de la nature, pour augmenter leurs ventes (et leurs prix).

Aux Etats-Unis, il existe même une expression pour cela : le « greenwashing ».

C'est un jeu de mot à partir du terme « green », qui veut dire « vert », et « brainwashing », lavage de cerveau.

Vous prenez une marque qui fabrique n'importe quoi (des aspirateurs, des insecticides, des pneus, des ballons de rugby…). Vous faites des petits changements, les moins coûteux possible, dans le processus de fabrication. Puis vous annoncez triomphalement sur les emballages et dans vos publicités que votre « nouveau » produit « réduit les émissions de CO2 », « préserve les ressources naturelles », « favorise le développement durable », etc.

C'est devenu une industrie.

Mais c'est dans le secteur alimentaire qu'on trouve les plus grosses énormités. Alors voici 17 produits prétendument « bons pour la santé » qui sont à fuir comme la peste.

1. Barres de céréales

Les commerçants savent que les gens se méfient des Mars, Snickers et autres barres chocolatées bourrées de sucre et de sirop de glucose.

Pour donner bonne conscience au consommateur, ils proposent donc des barres de céréales, dans des emballages savamment étudiés pour qu’elles paraissent naturelles. Elles sont même mises en avant dans les boutiques bio peu scrupuleuses.

Car les céréales jouissent toujours dans l'opinion publique d'une réputation d'être bonnes pour la santé, sans doute parce qu'elles sont difficiles à mâcher.

En réalité, les barres de céréales sont pleines de sucre et n'ont rien d'un aliment santé. Elles sont composées de céréales grillées, soufflées, souvent liées avec du sucre ou du sirop, qui se transforment en glucose à la vitesse grand V, dès qu'elles entrent en contact avec votre salive.

Pour les fabricants, c'est « tout bénef » : les céréales, au kilogramme, coûtent encore moins cher que les matières premières des Mars et des Snickers !

Mon conseil : en cas de fringale irrésistible, mangez des noix, des amandes, une pomme ou même un œuf dur.

2. Mélanges de noix

La plupart des mélanges de noix vendus dans le commerce ne sont pas bons pour la santé.

Premier problème : les noix, amandes, noix de cajou… sont vendues sous film plastique transparent. Lorsque vous les ouvrez, elles sont déjà oxydées, ramollies et parfois rances.

Comme le goût est fade ou carrément mauvais, les fabricants ajoutent souvent au mélange des raisins secs bas de gamme, des airelles séchées, ou des chips de bananes. Ces fruits secs sont bourrés de sucre, très caloriques, ont un très haut index glycémique.

La plupart des fabricants n'hésitent pas à ajouter dans leur mélange des cacahuètes, en jouant sur la confusion qui existe dans l'esprit de beaucoup de consommateurs peu éduqués : en réalité, la cacahuète n'a rien à voir avec les noix, elle appartient à la famille des lentilles ou des haricots rouges. Elle pousse sous terre, comme les pommes de terre, et contient une quantité faramineuse de graisse inflammatoire.

Vous vous retrouvez donc à manger une bombe calorique, aussi riche en sucre qu'en graisses, et avec très peu d'intérêt nutritionnel.

Mon conseil : Achetez de vraies noix, que vous casserez avec un casse-noix. La coque protectrice est très efficace pour préserver leurs qualités nutritionnelles pendant des mois. Le goût sera bien meilleur, la texture craquante et fondante. Achetez vos fruits secs déjà écossés, comme les noisettes, les amandes et les noix de cajou, en petite quantité, au fur et à mesure de votre consommation, pour éviter qu'ils ne se dégradent dans votre placard. Achetez-les dans des paquets opaques, ou en vrac si vous pouvez contrôler la fraîcheur.

Evitez de les acheter grillés, salés, blanchis, et plus encore enrobés de caramel, chocolat ou autre.

3. Les salades préparées

Lorsque vous commandez une salade au restaurant, plutôt qu'une entrecôte sauce béarnaise, vous avez l'impression de faire un petit sacrifice qui fera du bien à votre corps.

Le problème est que, bien souvent, on vous sert un mélange de bouts de salade bas de gamme, très aqueux (chargé d'eau) et dont le goût et la texture seraient presque immangeables si on ne vous y ajoutait pas… quantité de croûtons, lardons et, surtout, vinaigrette en bouteille.

Ces vinaigrettes, en plus d'avoir mauvais goût (à mon avis), sont déplorables pour la santé : elles sont pleines de mauvaises graisses, d'émulsifiants, d’arômes artificiels et de sucres ajoutés pour leur donner du goût.

Mon conseil : les légumes, et surtout les légumes frais, non cuits, donc les salades, sont très bons pour la santé et doivent idéalement accompagner tous vos repas. N’hésitez pas à demander au restaurateur de l'huile vierge d'olive ou de colza, du jus de citron, du vinaigre, des fines herbes, de l'ail et de l'échalote, ajoutez des graines, du sel et du poivre, du piment frais, ce que vous voulez… mais pas de vinaigrette en bouteille.

4. Les jus de fruit : du sucre liquide

Bien des gens croient que les jus de fruits sont bons pour la santé.

C'est forcément le cas, puisqu'ils sont faits avec des fruits, n'est-ce pas ?

Mais beaucoup de jus de fruits au supermarché ne sont pas vraiment des jus de fruit.

Il s'agit d'eau sucrée, dans laquelle un concentré de fruit et un colorant ont été rajoutés pour donner le goût du fruit et la couleur (par exemple, du paprika pour donner sa couleur orange à l'Oasis goût tropical [1]).

Cela dit, même si vous buvez du jus de fruit constitué à 100 % de fruits frais, ce n'est toujours pas idéal.

En effet, les jus de fruits sont comme les fruits, sauf que vous en avez retiré les fibres. Le sucre est disponible immédiatement, et il entre beaucoup plus vite dans votre sang. C'est donc mauvais pour le diabète et pour les maladies cardiaques.

Au cas où vous ne le sauriez pas, les jus de fruit, même bio etc., contiennent exactement autant de sucre que les boissons sucrées type Coca-Cola, Sprite et autre, selon une étude publiée dans la revue médicale de référence The Lancet [2].

5. Galettes de riz soufflé

Produit phare des boutiques bio et des placards de cuisine des personnes qui se préoccupent de diététique, les galettes de riz soufflé n'ont pourtant aucun intérêt pour la santé ; c’est au contraire l’aliment idéal pour développer un diabète à vitesse « grand V » ou pour prendre de la masse grasse au niveau du ventre.

En effet, comme toutes les céréales soufflées, le riz soufflé a un index glycémique très élevé de 85. Elles sont donc mauvaises pour le diabète et les artères. Très pauvres en nutriments essentiels, elles n'ont pas d'intérêt nutritionnel.

Mon conseil : si vous en aimez le goût, ce n'est toutefois pas une catastrophe si vous en mangez. Un paquet moyen pèse 130 grammes, il contient 17 galettes soit 7,6 g par galette… Même avec un index glycémique de 85, cela ne représente que le poids de deux sucres, donc l'apport calorique reste très inférieur à une tartine de pain complet, si vous souhaitez maigrir. Attention toutefois : cet aliment coupe très peu la faim et peut même stimuler l'appétit, si bien qu’il est souvent difficile de s'arrêter après n'en avoir mangé qu'une ou deux !

6. Yaourts allégés

Les produits allégés, et en particulier les produits laitiers allégés, ont colonisé les rayons de supermarché et de nombreuses personnes sont persuadées qu'elles se font du bien en mangeant des produits à faible teneur en matière grasse, voire à 0 % de matière grasse.

C'est pourtant l’une des pires erreurs de l'histoire de la nutrition : à doses normales, les graisses saturées ne sont pas mauvaises pour la santé. Le sucre par contre, en excès, est très mauvais.

Or, dans les produits allégés, la matière grasse est remplacée par de l'amidon, des farines, et du sucre ou des édulcorants afin de donner du goût.

La plupart des yaourts allégés en graisse contiennent des sucres ajoutés (y compris de la fécule ou amidon) pour la bonne raison que, sans cela, ils seraient immangeables.

Mon conseil : mangez des produits aussi proches que possible de leur forme naturelle. Si vous mangez des produits laitiers, préférez un yaourt au lait cru entier, ce sera plus nourrissant et incomparablement meilleur au goût. Vous diminuerez ainsi votre risque de frustration, et donc de céder à la tentation du grignotage.

7. Céréales du petit-déjeuner

Les céréales du petit-déjeuner sont présentées par les fabricants, Kellogg's en particulier, comme l'aliment santé par excellence. Elles seraient bonnes pour le travail scolaire ; bonnes pour les étudiants en examen ; bonnes pour les sportifs à l'entraînement.

La plupart sont enrichies en vitamines. Mais cela ne pèse pas grand chose à côté du fait que les céréales sont bourrées de sucres.

La plupart sont pleines de sucre ajouté (Smacks, Frosties, Choco Pops…). Mais les Corn Flakes, Rice Krispies et Special K, et Weetabix elles-mêmes, qui ont une image plus « naturelle », voire « amincissante », sont des céréales grillées ou soufflées, donc à très haut index glycémique.

Même le muesli, qui bénéficie d'une image de produit diététique, n'est pas forcément meilleur. Les marques vendues dans le commerce contiennent de grandes quantités de sucre ajouté, en particulier le célèbre « Country Store » de Kellogs.

Enfin, elles coûtent cher et génèrent un gaspillage considérable d'emballages.

Mon conseil : Si vous tenez malgré tout à manger du muesli au petit-déjeuner, fabriquez-le vous-même avec des flocons d'avoine, des graines de lin broyées, des graines de tournesol, quelques noix et fruits secs, des fruits frais et du yaourt. Mieux encore : découvrez les plaisirs du petit-déjeuner salé, comme il est pratiqué dans la plupart des pays, en dehors de la France : œuf à la coque, jambon, bacon, fromage, avocat, porridge (flocons d'avoine), fruits, noix, accompagné d'un thé ou d'un café sans sucre. Pas de jus de fruit, un minimum de confiture.

8. Boissons énergétiques

Encore des produits associés au sport, au fitness, et donc à la santé, voire aux régimes amincissants !

Et pourtant, les boissons énergétiques, ou sport drinks, sont à peine meilleures que les boissons gazeuses sucrées. Elles contiennent des minéraux et des vitamines mais aussi, comme d'habitude, beaucoup de sucre, de colorants.

Les sels ajoutés ne sont utiles que pour les athlètes en action intensive. La plupart d'entre nous n'en ont pas besoin.

Mon conseil : buvez de l'eau ! De l'eau fraîche, de l'eau pure, de l'eau minérale si vous voulez ! C'est le seul liquide dont votre corps a besoin. Pour reconstituer vos stocks de minéraux et d'énergie, oubliez les boissons énergétiques, mangez des légumes, de bons poissons, et des viandes d'élevage bio.

9. Le sirop d'agave

J'ai déjà beaucoup écrit sur l'arnaque du sirop d'agave. C'est un produit qui paraît naturel, qui coûte cher, et qui est en boutique bio et dans les rayons de nourriture diététique.

Bien des personnes se font prendre au piège. Elles croient qu'il s'agit d'un sucre meilleur pour la santé que le sucre de table (saccharose).

Mais c'est une tromperie. Le sirop d'agave n'est pas meilleur que le sucre. En fait, il est pire : il est très riche en fructose qui, consommé en excès, peut provoquer de graves problèmes métaboliques [3].

Alors que le sucre de table (saccharose) ne contient que 50 % de fructose, le sirop d'agave en contient 70 à 90 %.

Il est extrait d'un cactus mexicain, celui qui sert à faire la téquila, et ensuite concentré en usine. Le présenter comme un produit naturel est donc très discutable.

Mon conseil : si vous avez besoin d'un produit ressemblant à du sucre, pour vos pâtisseries par exemple, utilisez du xylitol. Pour sucrer une boisson, un yaourt, si vous ne pouvez pas vous passer du goût sucré, mettez une goutte de stévia.

10. Les pains multicéréales

Manger des céréales complètes est préférable aux farines raffinées, transformées, blanchies, qui ont perdu leurs vitamines et minéraux.

Mais bien souvent, les fabricants de pain industriels entretiennent la confusion entre pains complets et pains « multicéréales ».

Le terme « multicéréales » n'implique absolument pas que ces céréales soient complètes ou meilleures pour la santé.

Ce sont des mélanges de farines, incluant souvent de la farine de maïs, et recouverts de graines grillées (sésame, pavot, courge) pour accroître l'illusion d'un produit plus authentique. Pour accroître la tromperie, les industriels rajoutent aussi souvent des fibres, a posteriori. Mais ces pains ne sont absolument pas meilleurs pour la santé que le simple pain blanc de froment, s'ils sont faits eux aussi à partir de farines raffinées.

Mon conseil : pour savoir ce que vous achetez, vous n'avez pas d'autre choix que de lire la liste des ingrédients. Blé complet, avoine complète, seigle complet doivent être les ingrédients principaux. Les termes comme « cuit sur sole », « sept céréales », « multicéréales », « son », n'offrent aucune garantie particulière d'un produit naturel. En revanche, cela permet de varier les goûts.

11. Les smoothies

Faire ses smoothies à la maison en mélangeant légumes et fruits est une formidable activité. Vous savez ce que vous mettez dedans, vous pouvez ajouter des épices, du citron, du gingembre, et vous n'êtes pas obligé d'y mettre du sucre.

Mais les smoothies que vous trouvez dans le commerce, ce n'est pas pareil.

Les légumes et fruits mixés sont très instables et vulnérables à l'oxydation. Pour les fabriquer à grande échelle dans des usines, les transporter dans des camions, les stocker sur des rayons dans les magasins, les fabricants sont obligés de les modifier.

Ils doivent, ne serait-ce que pour des raisons légales, les pasteuriser, ajouter des conservateurs, des stabilisants. Et ils doivent créer des emballages, payer la publicité, la distribution, des taxes et impôts, et répercuter les coûts sur vous.

Comme pour les jus de fruits, le smoothie de base que vous trouvez dans les supermarchés est à peine meilleur pour la santé que des boissons sucrées. De plus, boire des smoothies vous incite à absorber bien plus de calories que manger des fruits entiers.

Mon conseil : mangez des fruits biologiques, de saison, entiers, et ne buvez que les smoothies que vous faites vous-même ou qui sont faits sous vos yeux.

12. Le sucre roux ou brun

On affirmait autrefois que le sucre roux ou brun était meilleur pour la santé que le sucre blanc, parce que moins transformé industriellement.

En fait, ces produits sont extrêmement proches, et le sucre roux ou brun n'est que du sucre blanc (saccharose) avec plus ou moins de mélasse.

Le sucre roux contient 3,5 % de mélasse, le brun 6,5 %.

Il est vrai que la mélasse contient des minéraux (potassium et magnésium surtout) mais cela ne change rien, fondamentalement, aux effets néfastes du sucre sur l'organisme. D’autant que les quantités de mélasse sont trop faibles pour apporter de manière significative des minéraux ou des vitamines à votre organisme.

Vous faites tout autant de tort à votre pancréas, à vos artères, et à vos cellules graisseuses quand vous mangez du sucre roux ou brun, même bio (et même emballé dans un papier kraft qui fait naturel) que quand vous mangez du sucre blanc.

Mon conseil : comme au point N°9, préférez le xylitol et la stévia, selon les usages.

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13. Et vous, quels sont aliments prétendument sain que vous évitez ?

C'était un rapide tour d'horizon. Les étals des supermarchés contiennent encore de très nombreuses embûches...

Je vous invite à partager votre expérience ici. Merci de votre aide !

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

n'essayez surtout pas de maigrir

Vous recevez ce message dans le cadre du "Projet 91". Entre les dangers de l'obésité et l'obsession des régimes : comment faites-vous ? Cliquez sur le lien au bas de ce message afin d'apporter votre contribution ! Merci encore de votre aide.

N'essayez surtout pas de maigrir

N'essayez surtout pas de maigrir 

Chère lectrice, cher lecteur,

La mode en ce moment est de dénoncer les régimes, en racontant que les régimes ne marchent jamais, qu'ils sont mauvais pour la santé, qu'ils rendent malade, que ce sont tous des arnaques marketing, que vous devenez encore plus gros ensuite, etc.

C'est très exagéré.

Mon avis au contraire est que pratiquement tous les régimes sont efficaces.

Choisissez celui que vous voulez : régime sans graisse, régime fractionné, régime sans protéines, régime sans sucre, régime sans viande, végétarien, régime paléo, régime Atkins ou Dukan, je suis pratiquement certain que vous allez maigrir si vous suivez leurs conseils.

Certains régimes sont ridicules, comme le « régime banane » qui ferait soi-disant fureur au Japon [1], ou le régime cacahuète, prétendument recommandé par Harvard [2].

Mais dans la plupart des cas, ils font perdre du poids. Et en dehors de ces quelques exemples extrêmes, ils ne sont pas dangereux pour la santé [3].

Au contraire, l'obésité entraîne tant de problèmes de santé que vous rapprocher de votre poids optimal ne peut en aucun cas être mauvais pour vous. L'obésité ne cause pas seulement diabète et maladies cardiaques. Elle augmente aussi le risque d'arthrose à cause du poids sur les articulations, et de cancer.

Le problème, c'est que les régimes ne marchent que si on les respecte, au moins en partie.

Or, respecter un régime fait partie des défis les plus grands pour l'être humain. L'expérience montre même que nous sommes à peu près tous incapables de le faire.

C'est trop difficile. C'est au-delà de notre volonté (je vais expliquer pourquoi).

Ce n'est donc pas le régime qui échoue : c'est nous qui échouons à suivre le régime.

Mais ce n'est pas de notre faute : quel que soit notre désir de maigrir, notre cerveau n'est jamais assez fort pour nous dissuader pendant des semaines ou des mois de manger les choses qui nous font plaisir.

N'essayez surtout pas de maigrir

Pourquoi faire un régime est si difficile

Pour comprendre pourquoi faire un régime est si difficile, il faut saisir un mécanisme de base dans le fonctionnement du cerveau.

Lorsque vous faites certaines choses qui sont en principe bonnes pour la survie de l'espèce, comme le sexe ou manger des aliments très caloriques, votre cerveau produit de la dopamine, le neurotransmetteur du plaisir. La dopamine inonde une partie de votre cerveau appelée Nucleus Accumbens, provoquant un intense sentiment de plaisir et de satisfaction.

Dès le plus jeune âge, nous apprenons à répéter les expériences qui ont produit cette décharge de dopamine sur notre Nucleus Accumbens, afin de renouveler cette sensation de plaisir. C'est notre système interne de « récompense » (reward system, en anglais).

C'est ainsi que nous sommes construits. Cette capacité a été déterminante dans la survie de notre espèce.

Les choses que nous trouvons dans la nature et qui nous procurent cette récompense (afflux de dopamine) sont en général celles qui augmentent nos chances de survie et de transmettre nos gènes à la génération suivante.

Nous avons été construits comme cela par l'évolution.

Le problème aujourd'hui est que l'homme a été capable de créer et de produire à grande échelle des choses qui nous apportent un sentiment extrêmement puissant de récompense. Bien plus puissant que tout ce qu'on trouve dans la nature.

Dans le domaine alimentaire en particulier, les industriels se livrent une concurrence acharnée à fabriquer le bonbon, le biscuit, le gâteau, le goût et la texture de chips qui provoquera le plus fort afflux de dopamine.

De notre côté, quand nous y avons goûté, nous sommes pour ainsi dire incapables de résister à la tentation de recommencer.

Et tenez-vous bien, ce mécanisme est exactement le même que pour celui des drogues.

Prenez le cas de la cocaïne. Une personne qui sniffe de la cocaïne pour la première fois ressent une sensation extrême de plaisir. La cocaïne est un « super-stimulus ». Elle stimule tellement la production de dopamine, donne une telle sensation de plaisir, que les personnes qui essayent la cocaïne une fois ont une envie presque irrésistible de recommencer.

C'est pourquoi ce produit est si dangereux, et pourquoi il est si important d'expliquer aux enfants de ne jamais essayer, même « une fois pour voir ».

Toutefois, l'afflux massif de dopamine « use » les récepteurs de dopamine dans le Nucleus Accumbens. C'est ce qu'on appelle la « tolérance », et c'est la raison pour laquelle les drogués ont besoin de doses sans cesse plus importantes pour obtenir le même effet.

Lorsqu'un drogué est en manque, le manque de dopamine dans son cerveau provoque un sentiment profond de dépression, de souffrance. De même lorsque le cerveau a pris l'habitude de « tenir le coup » grâce à des afflux massifs ou permanents (grignotage de cochonneries) de glucose.

En effet, chips, bonbons, sodas, gâteaux, sucreries chocolatées passent à grande vitesse dans le sang sous forme de glucose, et provoquent un afflux de dopamine sur notre Nucleus Accumbens.

C'est ainsi que l'on devient « accro » aux choses. Le glucose, la nicotine, l'alcool, la cocaïne, l'ecstasy et l'héroïne fonctionnent de la même façon. La vie paraît morne ou même insupportable aux personnes qui sont privées de leur substance addictive.

Pour les personnes qui ont une tendance à rechercher ce type de satisfaction (les psychologues parlent aujourd'hui de « personnalités addictives »), cette dépendance physique devient obsessionnelle.

L'effet du glucose n'est évidemment pas aussi puissant que celui de l'héroïne, mais il est tout de même très fort.

Tellement fort que, sans même vous en apercevoir, vous finissez ce paquet de M&M's, de Pringles, ces glaces ou ces bonbons alors que, quand vous aviez ouvert le paquet, vous vous étiez juré que vous n'en mangeriez qu'un seul.

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La solution

La solution, pour les personnes qui ont un problème avec la nourriture, c'est de se considérer elles-mêmes comme si elles étaient droguées, fumeuses, alcooliques.

Je force bien sûr le trait. Mais au fond, c'est cela.

Et tout comme un drogué, un fumeur, un alcoolique, il faut comprendre que la seule façon d'aller mieux est d'arrêter complètement.

Votre but n'est absolument pas, dans un premier temps, d'essayer de maigrir.

Oubliez les calories. Oubliez la balance. Je ne vais pas dire « oubliez votre silhouette et vos bourrelets » car c'est utopique mais, dans l'idéal, il faudrait même ne plus y penser.

Votre but n'est pas de maigrir, mais de manger uniquement des produits sains, pour perdre votre « addiction » aux cochonneries, ce que les Anglais appellent « junk food » (nourriture poubelle).

Mettez toute votre énergie, votre temps, votre argent, à faire vos courses au marché, au supermarché, dans les petits commerces alimentaires, les boutiques bio, à la ferme et sur Internet pour bourrer vos étagères de produits sains, de bonne qualité, non transformés.

Bannissez de chez vous toute sucrerie, biscuits d'apéritif, aliments industriels à base de farine blanche (pain de mie, pâtes, brioches, viennoiseries).

Encore une fois : n'essayez surtout pas de maigrir, au moins dans un premier temps. Remplissez-vous le ventre d'aliments sains, les plus frais possible, les moins cuisinés possible, ajoutez des épices, des fines herbes, de l'ail, du sel et du poivre, de l'huile d'olive et du citron, tout ce que vous voulez pour que ce soit bon.

Mangez autant que vous voulez. Mangez jusqu'à ce que vous n'ayez plus faim.

Mais plus de « junk food ». Plus aucune cochonnerie ne doit entrer dans votre bouche.

Le simple fait de manger les bons aliments, ceux qui sont naturels à votre organisme, devrait déjà vous permettre de perdre des kilos.

Si vous avez un gros problème de poids, vous pourrez dans un second temps (en général après 3 mois) envisager aussi de diminuer la quantité de nourriture que vous absorbez, afin de faire en sorte que votre estomac retrouve une taille normale, et que votre mécanisme naturel de régulation de l'appétit se rétablisse, via les hormones de la faim (cycle leptine, ghréline, insuline).

La régulation naturelle de votre appétit reviendra progressivement, toute seule. Et sans même vous en rendre compte, vous recommencerez à manger selon vos besoins physiologiques et, naturellement, vous vous rapprocherez de votre poids idéal.

Mais cette seconde étape ne sera possible et ne portera ses fruits durablement que si vous avez d'abord abandonné votre « addiction » à la « junk food » (nourriture poubelle).

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Pas de tentations inutiles

Votre ennemi ne doit plus être les kilos en trop, la cellulite, que sais-je, mais les tentations inutiles.

N'achetez jamais de sucreries. Ne les regardez pas dans les rayons. Si par accident vous en trouvez un paquet à proximité, ne vous dites pas : « Tiens, je vais juste en goûter une ».

Il est beaucoup plus facile de renoncer à manger le premier que d'arrêter une fois qu'on a commencé.

Pensez toujours au drogué. S'il décide d'arrêter, ce n'est pas pour se droguer moins souvent, juste le samedi soir, juste à Noël ou le jour de son anniversaire, juste quand il est avec des amis ou juste pour fêter les bonnes nouvelles.

Non. Il doit arrêter, et ne jamais recommencer. Plus de glaces. Plus de chips. Plus de bonbons. Plus de sodas. Plus de chocolat au lait bourré de sucre. Plus de sucre dans l'armoire.

Ne prévoyez aucune exception.

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La douloureuse question du grignotage

C'est exactement la même chose pour le grignotage.

Surtout, n'essayez pas d'arrêter de grignoter !

Cela ne fera que renforcer votre envie.

Grignoter n'est pas simplement un plaisir : les petits plaisirs du grignotage sont un besoin vital pour nous aider à affronter la dureté de la vie, les déceptions, les trahisons, les coups du dur, les échecs.

C'est un moyen de nous apporter le petit bonheur dont nous avons besoin pour tenir.

La règle n'est donc pas : arrêtez de grignoter.

La règle est : arrêtez de grignoter des sucreries, des biscuits d'apéritif, des gâteaux et des tartines de confiture.

Mangez des noix, mangez un œuf dur, mangez même du chocolat noir (à plus de 70 % de cacao), mangez un avocat, mangez une sardine à l'huile, croquez une carotte, du céleri, du concombre, une pomme, de la salade avec de l'huile d'olive et du citron ou du vinaigre, sel, poivre, ail, une cuisse de poulet, tout ce qu'il faut pour que ce soit bon !

Mais de grâce, pas de chips, pas de Mars, pas de boissons sucrées, pas de saletés.

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Le vrai plaisir de la vie retrouvé

Il faut bien réaliser que, comme pour la drogue, le « plaisir » que nous apporte le glucose est un plaisir artificiel. Ce n'est pas un vrai plaisir, durable, qui rend heureux sur le long terme.

Sur le coup, lorsque vous avalez votre plaquette de chocolat au lait, cela fait plaisir, mais si vous vous observez attentivement, vous vous apercevrez que, après coup, vous vous sentez comme une crêpe, quand vous n’êtes pas carrément habité par un terrible sentiment d'échec et de culpabilité.

Là encore, il y a des raisons physiologiques : les sucreries font monter d'un coup votre taux de sucre sanguin, entraînant une hausse de votre niveau d'insuline. L'insuline évacue le sucre en excès dans le sang, en le stockant dans les cellules sous forme de graisses.

Cela fait baisser fortement votre taux de sucre sanguin, et votre niveau d'insuline et de dopamine baisse. Vous vous sentez mou, fatigué, démoralisé.

De plus, les sucreries provoquent une sensation bien connue d'écœurement. Cela veut dire que, si l'on vous met ensuite devant un bon repas, vous n'avez plus vraiment envie de manger, ou du moins, le plaisir de manger sera fortement diminué.

Quitter son addiction au glucose n'est donc absolument pas une punition.

Le fait que cela entraîne une perte de poids n'est que le premier d'une longue liste d'avantages.

Vous réduisez bien sûr aussi votre risque de la plupart des maladies.

Mais surtout, vous redécouvrez le bonheur, réel et durable, de manger de bons aliments, dans les goûts les plus variés, selon toute la gamme des saveurs, les mélanges et les accords les plus subtils et les plus plaisants, sans culpabilité.

Les « plaisirs de la table » étant parmi les plus variés et riches inventés par l'être humain, à travers toutes les cultures, c'est aussi la promesse d'un voyage passionnant. Et qui se renouvelle tous les jours, trois fois par jour !

Je vous invite à partager votre expérience ici. Merci de votre aide !

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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Sources :

[1] Morning Banana Diet Rules

[2] Water & Peanut Diet

[3] Les prétendus dangers du régime Dukan ont été inventés de toutes pièces par des concurrents jaloux. Privilégier les protéines, comme il le recommande, ne provoque aucun problème de reins, sauf en cas d’insuffisance rénale déjà existante. En plus, le régime Dukan ne prévoit un régime hyperprotéiné que pendant les quelques jours de la « phase d'attaque », au départ. Même chose pour le régime Atkins (pauvre en glucides) qui a été accusé de donner des maladies cardiaques. On sait aujourd'hui que c'est faux.

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les meilleurs vitamines

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:P 

:lol:


À toutes les personnes qui me posent la question (dont ma mère), je recommande un complexe de vitamine D3 et de vitamine K2.

Pourquoi ? Parce qu’on ne peut souhaiter à personne de :

  • retrouver un être cher couché sur le carrelage de sa cuisine, foudroyé par une congestion cérébrale…
  • se retrouver soi-même dans une ambulance, toute sirène hurlante, avec les artères du cœur bouchées…
  • finir sa vie en chaise roulante ou dans un lit d’hôpital, parce qu’on a les os si fragiles que la hanche, le poignet, le col du fémur se brisent comme du verre…
  • ou encore de subir les douleurs épouvantables d’un cancer, alors qu’on aurait pu l’éviter.

Or, la vitamine D3 et la vitamine K2, sans bien sûr représenter une protection absolue, réduisent de façon significative chacun de ces risques, plus que toute autre substance, qu’elle soit naturelle ou non.

Le duo de base de la complémentation nutritionnelle

Vitamine D3 et vitamine K2 forment le duo de base des compléments nutritionnels, avant même les oméga-3, le magnésium, les multivitamines et les probiotiques.

Je parle bien sûr de complémentation nutritionnelle généraliste, celle qui nous concerne tous.

Après, suivant le terrain, les sensibilités, les maladies, chacun adopte sa stratégie ciblée, avec des produits spéciaux pour le cerveau, le cœur, l’immunité, les articulations, la prostate, etc.

Mais le « tronc commun », c’est la vitamine D3 et la vitamine K2.

Manque de vitamine D : + 57 % de risques de mourir prématurément

La vitamine D3 est la forme la plus assimilable de la vitamine D.

Une grande étude parue en juin 2014 dans le British Medical Journal a indiqué que des taux bas de vitamine D sont liés à une augmentation de la mortalité de 57 % toutes causes confondues [1].

Selon une étude réalisée par les trois spécialistes de la vitamine D – WB Grant, CF Garland, et MF Holick – la seule Grande-Bretagne connaitrait 22 000 morts de cancer en moins chaque année si la population avait un meilleur taux de vitamine D.

En incluant la France et les autres pays tempérés dans le calcul, on arriverait à des millions de vies sauvées chaque année.

En effet, de bons apports de vitamine D réduisent la mortalité à tous les niveaux ou presque.

Si vous passez de l’état de carence (moins de 10 ng de vitamine D par mL de sang) à l’état optimal (entre 50 et 75 ng/mL), vous obtenez les effets suivants :

  • votre risque d’infarctus baisse de 50 % 
  • votre risque de sclérose en plaques baisse de 80 % 
  • votre risque de grippe baisse de 83 % 
  • votre risque de fracture et d’ostéoporose baisse de 50 % 
  • votre risque de diabète de type 1 baisse de 71 %
  • votre risque de cancer du sein baisse de 83 % 
  • votre risque de cancer du côlon baisse de 80 % 
  • votre risque de leucémie baisse de 50 %
  • votre risque de cancer du pancréas, de la vessie et du rein baisse de 65 à 75 %
  • votre risque d’asthme baisse de 63 % [2].

Tout ça avec une simple vitamine, qui ne coûte que quelques centimes par jour !

80 % des Français en insuffisance de vitamine D

Et pourtant, malgré ces bienfaits incomparables pour la santé, l’Institut de veille sanitaire estime que 80 % des Français ont une insuffisance en vitamine D (étude d’avril 2012) [3].

La vitamine D est rare dans l’alimentation. Notre principal apport vient en principe de notre peau, qui la fabrique sous l’effet des rayons solaires UVB.

Mais encore faut-il s’exposer largement au soleil tous les jours !

Aujourd’hui, malheureusement, la plupart des Occidentaux passent l’essentiel de leur temps chez eux, au bureau, en voiture, dans des magasins, ou encore dans des institutions (écoles, hôpitaux, maisons de retraite).

Et de toute façon, au nord de la latitude de Rome, en Italie, les rayons du soleil sont trop faibles en automne et en hiver pour que la peau produise de la vitamine D.

Il en résulte un déficit massif, qui ne peut être compensé que par la prise quotidienne d’un complément de vitamine D, sous forme d’huile ou de comprimés.

La meilleure forme de vitamine D

Il faut faire attention cependant à la forme de vitamine D :

Choisir la vitamine D3, qui passe deux fois mieux dans le sang que la vitamine D2.

C’est donc la forme à privilégier absolument [4]. La vitamine D2 est beaucoup moins efficace que la D3 chez l’être humain [5].

Concernant la dose, les spécialistes recommandent généralement de 2000 UI (unités internationales) par jour à 6000 UI pour un adulte, et de 500 UI à 2000 UI par jour pour un enfant (en fonction de son âge).

Dans tous les cas, aucun risque d’intoxication n’est à craindre à ce niveau. Il n’a jamais été observé de cas de toxicité avec des doses inférieures à 40 000 Ul par jour, et ce pendant plusieurs années.

Mais si la vitamine D prévient des maladies de tous ordres, il est capital de ne pas s’arrêter là et de la compléter avec de la vitamine K2, dont vous allez voir que les bienfaits sont tout aussi impressionnants. La combinaison des deux permet d’aller encore plus loin en créant une synergie contre les maladies les plus graves.

Cette vitamine fixe le calcium dans vos os, pas dans vos artères

La vitamine K2 est une vitamine tout à fait extraordinaire, qui vous protège contre deux des principales causes d’hospitalisation et de décès en France :

  • le risque de maladie cardiaque (hypertension, infarctus, AVC),
  • le risque de fracture.

En effet, la vitamine K2 agit comme un guide-accompagnateur du calcium dans votre corps.

L'idée que le calcium que vous absorbez va se fixer dans vos os est un des mythes les plus tenaces et les plus dangereux dans le domaine de la santé.

En réalité, le calcium alimentaire n'a aucune raison de vouloir pénétrer dans vos os !

Ce qu'il fait, bien souvent, est beaucoup plus simple : il entre dans votre sang, puis se dépose dans vos artères. Là, il se lie au cholestérol, aux plaquettes sanguines, au fer et à d'autres composants pour former une plaque de plus en plus rigide. Vos artères durcissent, votre risque cardiaque augmente !

Lorsque cette plaque est bien étendue, vos artères sont (presque) aussi rigides que du calcaire. Vous ressemblez, à la radio, à un récif de corail ambulant !!

Votre cardiologue vous annoncera que vous souffrez d'artériosclérose et que vous pouvez mourir d'un infarctus ou d'un AVC à chaque instant (ce sera vrai).

Il vous astreindra à un régime alimentaire déprimant à base de légumes bouillis et de céréales complètes sans matière grasse, à avaler des pilules de statines donnant douleurs musculaires et pertes de mémoire, à faire du sport, ce qui est extrêmement pénible quand on a les artères bouchées, sans pour autant la moindre garantie que cela vous évitera les problèmes.

Au contraire, ce régime aboutira en général, tôt ou tard, à un pontage coronarien, la pose d'un stent, puis au décès.

Et le pire c'est que, pendant ce temps-là, vos os, eux, auront perdu de plus en plus de calcium, ce qui les aura fragilisés puis rendu cassants (ostéoporose). Au moindre choc, ils risqueront de se casser, comme du verre, au niveau de votre poignet, de votre hanche ou de votre col du fémur.

Il est donc essentiel d'agir le plus tôt possible pour que votre calcium alimentaire soit redirigé au bon endroit. Qu'il aille dans vos os, et pas dans vos artères.

Et c’est exactement ce que fait la vitamine K2, épaulée par la vitamine D.

Sans vitamine K2, lait et calcium augmentent le risque cardiovasculaire et le risque de fracture

Si vous vous contentez de boire du lait (pour le calcium) ou, pire encore, de prendre un complément alimentaire de calcium, vous augmentez votre risque cardiovasculaire tout en augmentant votre risque de fracture !

C’est documenté scientifiquement.

Selon deux études récentes parues dans le British Medical Journal :

  • les produits laitiers augmentent le risque de fracture (octobre 2014, plus de 15 000 femmes suivies) [6],
  • les personnes prenant un complément alimentaire de calcium ont un risque plus élevé d'accident cardiaque (2010, 20 000 personnes suivies) [7].

De façon stupéfiante, ce fait est très peu connu. Il s’agit pourtant d’une des raisons majeures qui expliquent que tant de personnes âgées en Europe souffrent à la fois d’un manque de calcium dans les os, conduisant à des fractures de la hanche, du poignet, du col du fémur, et d’un excès de calcium dans les artères, contribuant à faire des accidents cardiaques (AVC et infarctus principalement) la première cause de mortalité en France.

Plusieurs études ont d'ailleurs montré que les femmes souffrant d’ostéoporose après la ménopause ont aussi de plus grands risques de souffrir d’athérosclérose [8]. Ce n'est pas un hasard.

Il en va tout autrement au Japon, où les personnes âgées ont traditionnellement les os plus solides et beaucoup moins de maladies cardiaques.

On en connaît aujourd’hui la raison.

Le secret de santé des Japonais

Au début des années 2000, un scientifique japonais a réussi à expliquer un « miracle » qui étonnait les médecins depuis des décennies : la solidité des os de la population japonaise à un âge avancé, et leur faible taux de maladies cardiaques.

Ce phénomène tient au fait que les Japonais consomment du natto, une sorte de soja fermenté avec une bactérie très spéciale, le Bacillus Subtili Natto [9].

Or le natto est le seul produit au monde à contenir de la vitamine K2 sous la forme MK7 (vitamine K2-MK7), qui est la forme la plus biodisponible de la vitamine K2. Contrairement aux autres formes de vitamine K qui ne sont actives que pendant quelques heures, la vitamine K2-MK7 est efficace pendant des jours et des jours.

La vitamine K2-MK7 est capable de fixer le calcium dans les endroits appropriés comme les os ou les dents, et d’évacuer simultanément son excédent dans les tissus mous, en d’autres termes le système veineux [10].

Risque de fracture divisé par 10, risque cardiaque réduit de 57 %

L’explication des effets de la vitamine K2 a été trouvée par Leon Schurgers, expert mondialement reconnu de la vitamine K : la vitamine K2 stimule l’ostéocalcine, une hormone qui fixe le calcium dans les os du corps humain [11].

Selon les plus récentes études :

  • 45 µg par jour de vitamine K2 réduisent de 57 % le risque de mourir de maladie cardiovasculaire [12], en évacuant le calcium accumulé dans les tissus mous ;
  • la vitamine K2 divise par 10 le risque de fracture de la colonne vertébrale en renforçant l’effet de la vitamine D et du calcium sur les os [13].

Mais ce n’est pas tout.

La vitamine K2 réduirait le risque de cancer

Des recherches datant d’il y a moins d’un an indiquent que la vitamine K2 serait aussi un puissant agent anticancer, en régulant l’expression des gènes.

Tripler nos apports quotidiens diminue le risque de cancers, tous types confondus, de plus de 35 % en 5 ans [14].

L’étude EPIC (European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition) publiée dans l'American Journal of Clinical Nutrition avait pour sa part indiqué en 2010 qu’une consommation élevée de vitamine K2 réduit le risque de cancer de 14 % et le risque de mortalité par cancer de 28 % [15].

La vitamine K2 réduit le risque d’arthrose, diabète, Alzheimer

D’autres études enfin ont montré que la vitamine K2 lutte contre l'inflammation chronique et les maladies qui y sont associées (arthrose, diabète, Alzheimer) [16].

Ce qui est vrai de la vitamine K2 l’est a fortiori de la vitamine K2-MK7, sa forme la plus active.

Comment bénéficier des bienfaits de la vitamine K2-MK7

Le meilleur moyen de bénéficier des bienfaits de la vitamine K2-MK7 est de la combiner avec de la vitamine D3.

Plusieurs études ont en effet montré que prendre de la vitamine D3 en même temps que la vitamine K2 permet de renforcer considérablement ses effets sur la solidité des os.

Dans une étude clinique contrôlée, 172 femmes atteintes d'ostéoporose ont reçu quotidiennement de façon aléatoire de la vitamine K2 (45 µg/j), de la vitamine D3, les deux ou un placebo pendant 24 mois.

L'association des vitamines K2 et D3 s'est montrée plus efficace que chacune d'elles seule [17].

Ces résultats ont été confirmés par une autre étude : 92 femmes ménopausées âgées de 55 à 81 ans ont été réparties de façon aléatoire en quatre groupes pour recevoir quotidiennement de la vitamine K2 (45 µg), de la vitamine D (0,75 µg), une combinaison des deux ou du lactate de calcium (2 g).

La densité minérale osseuse des deux groupes vitamine K2 et vitamine D a augmenté par rapport à celle du groupe sous calcium au bout de deux ans, tandis que le traitement combiné agissait en synergie et générait une élévation significative de la densité minérale osseuse [18].

C’est pourquoi plusieurs laboratoires de produits de complémentation nutritionnelle avancée proposent aujourd’hui, non plus la traditionnelle vitamine D, mais un complexe vitamine D3/vitamine K2-MK7.

Plusieurs produits possibles

  • Le laboratoire Cell’innov propose une formulation de vitamine D3 et vitamine K2-MK7.

    La vitamine D3 est extraite du lichen boréal, la vitamine K2-MK7 est extraite du natto. C’est donc une formule uniquement végétale.

    Chaque dose vous apporte simultanément 2000 UI de vitamine D3 et 45 µg de vitamine K2, ce qui permet aisément d’atteindre les doses recommandées par les études scientifiques.

    C’est le meilleur rapport qualité-prix de la sélection. Le flacon dure 3 mois et coûte 39,90 euros, soit 44 centimes par jour. Vous pouvez obtenir d’importantes réductions supplémentaires grâce à l’offre « Bonnes Résolutions » voir infos sur le site.
  • Le laboratoire Super Smart propose une formulation D3 et K2-MK7 sous forme de capsules (softgels).

    Ce produit est deux fois plus dosé en vitamine K2-MK7 que le produit Cell’innov : 90 µg contre 45 µg. Par contre, il contient cinq fois moins de vitamine D3 (400 UI au lieu de 2000 UI). Le prix est plus élevé : 39 euros pour deux mois, autrement dit 65 centimes par jour. Voir ici.

    Si vous souhaitez uniquement de la vitamine K2-MK7 (sans vitamine D3), vous pouvez vous adresser aux Laboratoires D-Plantes. Cette vitamine K2-MK7 est toutefois issue du pois chiche, une origine moins connue et documentée que le natto. Les Laboratoires D-Plantes proposent par ailleurs de la vitamine D3 naturelle. Acheter l’une et l’autre séparément sera néanmoins plus cher : 54 euros pour 3 mois, soit 60 centimes par jour.

Recommandations particulières

Ne prenez pas de vitamine K2-MK7 (ni de vitamine K en général) sans en parler à votre médecin si vous êtes sous traitement anticoagulant. Vitamine « K » veut dire en effet « Koagulation » : elle contrôle la coagulation du sang.

Je vous recommande enfin de prendre votre complément de préférence au cours d'un repas comportant des graisses alimentaires, cela afin d’assurer l'assimilation des principes actifs du produit par votre organisme.

Vitamines D et K appartiennent en effet aux vitamines « liposolubles », c’est-à-dire solubles dans les graisses.

C’est ainsi que vous bénéficierez au mieux de leurs effets bénéfiques contre les maladies cardiaques, les fractures, plusieurs cancers, les infections, les maladies auto-immunes (allergies, sclérose en plaques), les maladies inflammatoires (arthrose, Alzheimer), etc.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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