histoire des femmes pieuses

Oum Kalthoum Bint 'Okba une femme véridique qui a émigrée pour la cause d’Allah

ta3t-allah-n.jpg

Allah (ta‘ala) a dit :

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِذَا جَاءكُمُ الْمُؤْمِنَاتُ مُهَاجِرَاتٍ فَامْتَحِنُوهُنَّ اللَّهُ أَعْلَمُ بِإِيمَانِهِنَّ فَإِنْ عَلِمْتُمُوهُنَّ مُؤْمِنَاتٍ فَلَا تَرْجِعُوهُنَّ إِلَى الْكُفَّارِ لَا هُنَّ حِلٌّ لَّهُمْ وَلَا هُمْ يَحِلُّونَ لَهُنَّ وَآتُوهُم مَّا أَنفَقُوا وَلَا جُنَاحَ عَلَيْكُمْ أَن تَنكِحُوهُنَّ إِذَا آتَيْتُمُوهُنَّ أُجُورَهُنَّ وَلَا تُمْسِكُوا بِعِصَمِ الْكَوَافِرِ وَاسْأَلُوا مَا أَنفَقْتُمْ وَلْيَسْأَلُوا مَا أَنفَقُوا ذَلِكُمْ حُكْمُ اللَّهِ يَحْكُمُ بَيْنَكُمْ وَاللَّهُ عَلِيمٌ حَكِيمٌ

 

« Ô vous qui avez cru! Quand les croyantes viennent à vous en émigrées, éprouvez-les; Allah connaît mieux leur foi; si vous constatez qu´elles sont croyantes, ne les renvoyez pas aux mécréants. Elles ne sont pas licites [en tant qu´épouses] pour eux, et eux non plus ne sont pas licites [en tant qu´époux] pour elles. Et rendez-leur ce qu´ils ont dépensé (comme mahr). Il ne vous sera fait aucun grief en vous mariant avec elles quand vous leur aurez donné leur mahr. Et ne gardez pas de liens conjugaux avec les mécréantes. Réclamez ce que vous avez dépensé et que (les mécréants) aussi réclament ce qu´ils ont dépensé. Tel est le jugement d´Allah par lequel Il juge entre vous, et Allah est Omniscient et Sage. » [Sourate 60 : Verset 10]

 Il s’agit de Oum Kalthoum Bint ‘Oqbah Ibn Abi Mou‘it Ibn Abou ‘Amr Ibn Oumayya Ibn ‘Abd Chams Ibn ‘Abd Manaf (radiya Allahou ‘anha).

Elle fait partie des premières femmes qui ont émigré après s’être converties à l’Islam à la Mecque. Sa mère était ‘Arwa Bint Kariz Ibn Zamaa Ibn ‘Abd Chams al-Qouraychi.[1]

Les historiens disent qu’ils n’avaient pas connaissance d’une « autre Qouraychite qui soit sortie avec les immigrés, sans ses parents, à part Oum Kelthoum Bint ‘Okba (radiya Allahou ‘anha). »..[2]

Devenue musulmane, Oum Kalthoum (radiya Allahou ‘anha) avait peur pour sa foi et elle demanda la protection du Prophète (salla Allahou ‘aleyhi wa salam) et elle partit avec les autres musulmans à Médine ne cherchant ni mari ni fortune. Tout ce qu’elle voulait c’était garder sa nouvelle foi et fuir ses ennemis.

A la Mecque, elle vivait parmi les incrédules (moushrikin) et elle, comme toute femme dans la société, est affaiblie par le fait qu’elle n’avait ni époux, ni enfant pour la protéger des attaques des païens.

Allah (ta‘ala) demanda à Son Prophète (salla Allahou ‘aleyhi wa salam) de lui faire passer une épreuve pour s’assurer de la sincérité de sa foi.

Reprenons l’histoire à son début.

Le jour de Houdaybiyya :


Le Prophète (salla Allahou ‘aleyhi wa salam) voulait repartir à la Mecque, non pas en conquérant, mais il voulait visiter la Ka‘ba pour y accomplir le petit pèlerinage (‘Omra) et il ne demanda aux musulmans de l’accompagner que pour ne pas se faire attaquer par les Mecquois, ou qu’ils l’empêchent d’entrer dans le saint édifice d’Ibrahim (‘aleyhi salam). Les bédouins ne furent pas très enthousiastes pour y aller et lui dirent : « Iras-tu chez des gens qui t’ont combattu dans ta ville et qui ont tué tes compagnons ? ».

 

Ils trouvèrent des excuses comme de dire que leurs affaires commerciales et familiales les empêchent d’y aller maintenant avec lui. Alors, le Prophète (salla Allahou ‘aleyhi wa salam) s’en alla avec un groupe de Mouhadjirs et des Ansars et quelques autres tribus. Ils partirent sans prendre d’armes, à part leurs épées dans leurs fourreaux.

 

Le Prophète (salla Allahou ‘aleyhi wa salam) prit avec lui ce qu’il devait offrir à Allah dans la Ka‘ba et il fit l’Ihram du petit pèlerinage pour rassurer les Mecquois sur ses intentions réelles.

 

Alors qu’il était en route, les Qouraychites eurent vent de son avancée et ils sortirent à sa rencontre en se jurant que Mouhammad (salla Allahou ‘aleyhi wa salam) ne mettrait jamais les pieds dans leur ville. Bichr Ibn Soufiyan dit au Prophète (salla Allahou ‘aleyhi wa salam) : « Les gens de Qouraych ont entendu parler de ton voyage et ils sont venu à ta rencontre, harnachés pour le combat. Ils sont dans la vallée de la Mecque. ».

 

Le Prophète (salla Allahou ‘aleyhi wa salam) lui répondit : « Quel malheur pour les habitants de la Mecque ! Les guerres les ont dévorés. Pourquoi ne veulent-ils pas que je rencontre les autres tribus arabes ? Si celles-ci acceptent mon message, ils entreront eux-aussi en Islam sans guerre et si les tribus préfèrent rester sur leurs croyances, ils me combattront tous avec plus de force. Mais que croit Quouraych ? Par Allah, je ne laisserai pas tomber ce pour quoi Allah m’a envoyé jusqu’à ce qu’il triomphe ou que je meurs ! ».

 

Puis il demande s’il y avait un homme parmi ses compagnons qui pourrait les mener par un autre chemin pour éviter la rencontre.[3] Ils prirent un chemin difficile, mais ils finirent par en sortir. Cependant, Qouraych virent de loin la poussière soulevée par les montures et ils comprirent qu’ils n’avaient aucune chance de lui barrer le chemin. Ils décidèrent de revenir vite vers la Mecque.

Arrivé à un point nommé Houdaybiyya, la chamelle du Prophète (salla Allahou ‘aleyhi wa salam) s’arrêta et refusa d’avancer plus loin. Le Prophète (salla Allahou ‘aleyhi wa salam) comprit que la chamelle agissait par ordre d’Allah (ta‘ala) et il (salla Allahou ‘aleyhi wa salam) dit : « Elle a été arrêtée par Celui qui avait stoppé l’avancée des éléphants sur la Mecque. Et si Qouraych me proposait un accord qui rétablirait les relations des membres de la tribu, j’accepterai. ». C’étais cela le message qu’avait compris le Prophète (salla Allahou ‘aleyhi wa salam).

Il attendit donc à cet endroit que Qouraych lui fasse parvenir ses volontés, ne sachant cependant pas si c’est un bien ou un mal. Des compagnons lui dirent : « Ô Prophète d’Allah (salla Allahou ‘aleyhi wa salam), les Qouraych sont rusés et nous veulent encore du mal et la plupart d’entre eux nous tiennent rigueur. Mais s’ils complotent contre nous, nous avons confiance en Allah qui est meilleur comploteur qu’eux. ».

Le Prophète (salla Allahou ‘aleyhi wa salam) se tut un moment er réfléchis. Puis il (salla Allahou ‘aleyhi wa salam) demanda à ‘Omar d’aller à la Mecque pour leur expliquer qu’il ne voulait rien d’autre qu’accomplir le petit pèlerinage : « Va vers eux, tu es sage et raisonnable. Tu sauras quoi leur dire. ».

‘Omar (radiya Allahou ‘anhou) eut une petite hésitation : « Je ne leur fais pas confiance, et j’ai peur qu’ils ne me tuent. Il n’y en a pas un seul qui ne me veuille du mal. Je n’ai plus personne à la Mecque de ma famille mour me protéger en cas d’attaque. ‘Othman (radiya Allahou ‘anhou), par contre y a encore sa famille de Bani Oumayya ; Abou Soufiyan et Aban Ibn Sa‘id ke protégeront sûrement. »[4].

Le Prophète (salla Allahou ‘aleyhi wa salam) fit appeler ‘Othman (radiya Allahou ‘anhou) et l’envoya avec le message qu’il voulait faire parvenir à la tribu de Qouraych : il ne voulait pas la guerre, mais visiter le saint temple d’Ibrahim (‘aleyhi salam).

‘Othman (radiya Allahou ‘anhou) alla donc à la Mecque, mais rien n’y fit : Qouraych refusait de laisser passer Mouhammad (salla Allahou ‘aleyhi wa salam). Ils proposèrent à ‘Othman de faire le Tawâf s’il voulait, tout seul. Mais ‘Othman (radiya Allahou ‘anhou) refusa l’offre.

Des nouvelles arrivèrent au campement du Prophète (salla Allahou ‘aleyhi wa salam) qui disent que ‘Othman (radiya Allahou ‘anhou) avait été tué. Le Prophète (salla Allahou ‘aleyhi wa salam) se fit prêter serment par ses compagnons (radiya Allahou ‘anhoum ajma‘in) sous l’arbre pour se venger de la mort de ‘Othman (radiya Allahou ‘anhou). Mais vite, d’autres nouvelles contradictoires arrivèrent : ‘Othman (radiya Allahou ‘anhou) était bel et bien en vie et même Qouraych demandait la trêve.

Qouraych envoya Souhayl Ibn ‘Amrou au Prophète (salla Allahou ‘aleyhi wa salam) pour négocier la trêve. Les termes furent bientôt acceptés par les deux parties et le texte de la convention fut écrit ainsi : « Au nom d’Allah ; voici ce dont ont convenu Mouhammad Ibn ‘AbdAllah (salla Allahou ‘aleyhi wa salam) et Souhayl Ibn ‘Amrou :

 

- Il n’y aura pas de guerre entre les deux parties pendant dix ans.

 

- Les gens ne doivent pas s’attaquer mutuellement.

 

- Mouhammad (salla Allahou ‘aleyhi wa salam) doit renvoyer à la Mecque tout esclave qui viendrait à lui sans l’accord de son maître. Ceux qui reviendront à la Mecque parmi les compagnons de Mouhammad (salla Allahou ‘aleyhi wa salam) ne lui seront pas renvoyés.

 

- Aucune partie ne volera ni ne trahira l’autre.

 

- Celui qui veut entrer dans la religion de Mouhammad (salla Allahou ‘aleyhi wa salam) est libre de le faire, et celui qui veut entrer dans la religion des Qouraychites est libre de le faire. ».[5]

C’était le texte de la trêve de Houdaybiyya. Nous voulions le donner en entier car son frère qui lui rapportait le contenu de l’accord, disait aussi, que c’étais une victoire des Qouayrachites et qu’ils ont imposé un accord injuste au Prophète (salla Allahou ‘aleyhi wa salam). Comment en effet accepter que Mouhammad (salla Allahou ‘aleyhi wa salam) renvoie chez lui un homme qui veut entrer dans la nouvelle religion, alors que celui qui quitte l’Islam pour retrouver son paganisme était reçu par les Qouraychites à bras ouvert et n’est pas renvoyé au Prophète (salla Allahou ‘aleyhi wa salam) ?!

Les gens étaient réellement indignés, mais le Prophète (salla Allahou ‘aleyhi wa salam) savait qu’Allah (ta‘ala) le soutenait et le protégeait.

Oum Kalthoum (radiya Allahou ‘anha), en entendant tout cela, baissa la tête et s’évada par l’esprit.

Elle venait de décider qu’elle partirait rejoindre le Prophète (salla Allahou ‘aleyhi wa salam) à Médine, malgré la clause de l’accord qui obligeait le Prophète (salla Allahou ‘aleyhi wa salam)  à la renvoyer chez elle. Mais elle souffrait trop de vivre avec les païens et elle demanda à Allah de l’aider et de la guider vers ce qu’il y avait de mieux à faire. Le Prophète (salla Allahou ‘aleyhi wa salam)  se devait de respecter toute les clauses car il ne pouvait pas mettre sa parole en doute en la trahissant. Quand le Prophète (salla Allahou ‘aleyhi wa salam)  promet, il tient parole. Cela faisait partie de son message.

Oum Kalthoum (radiya Allahou ‘anha) vivait sa souffrance seule car elle cachait sa foi à sa famille. Son seul réconfort était de lire les versets écrits sur les feuilles de palmier.

Mais sa volonté d’émigrer se renforçait chaque jour et elle voulut trouver quelqu’un pour l’accompagner pendant le voyage car elle avait peur de rencontrer les Qouraych en route, mais il fallait quelqu’un qui ne divulgue pas son secret, sinon elle risque beaucoup. Elle pensa à un homme de la tribu de Khouza‘a qui avait souffert de la persécution des Mecquois quand ils surent qu’il s’était converti à l’Islam (radiya Allahou ‘anhou). Elle alla le retrouver en cachette et lui parla de son projet de fuite.

L’homme (radiya Allahou ‘anhou) fut d’accord l’accompagner[6] et ils se donnèrent rendez-vous en dehors de la ville. Elle devait quitter la maison secrètement pour éviter la colère de ses frères ‘Amara et al-Walid.

Aux premières lueurs du matin, elle s’en alla au lieu de rendez-vous, portant un viatique suffisant et tirant son chameau. Elle trouva l’homme (radiya Allahou ‘anhou) qui l’attendait. Il prit le licou et s’en alla avec Oum Kalthoum (radiya Allahou ‘anha).

Après un voyage exténuant, elle aperçut les palmiers qui entourent Médine, mais pendant ce temps sa fuite avait été découverte et aussitôt ses deux frères coururent à Médine pour la rattraper avant qu’elle ne soit en présence de Mouhammad (salla Allahou ‘aleyhi wa salam).

Mais ils arrivèrent trop tard. Ils allèrent à la mosquée du Prophète (salla Allahou ‘aleyhi wa salam). Pendant ce temps Oum Kalthoum (radiya Allahou ‘anha) se tenait le ventre de peur qu’il n’accepte pour respecter sa parole. Elle savait ce qui l’attendait si elle retournait chez elle, peut-être y laisserait-elle la vie car c’est une humiliation pour eux que leur sœur ait choisi la religion de leur ennemi.

D’ailleurs, le Prophète (salla Allahou ‘aleyhi wa salam) avait renvoyé chez eux des hommes qui étaient venus proclamer leur foi. Mais allait-il faire de même pour Oum Kalthoum (radiya Allahou ‘anha), une femme.

‘Amara se présenta donc devant le Prophète (salla Allahou ‘aleyhi wa salam) et lui rappela les clauses de leur accord, en insistant sur le fait qu’il ne pouvait enfreindre sa propre parole.

Le Prophète (salla Allahou ‘aleyhi wa salam) fit envoyer le message à Oum Kalthoum (radiya Allahou ‘anha) qui le supplia : « Ô Messager d’Allah, vas-tu me renvoyer chez les incrédules qui voudront me détourner de ma foi, ce que je ne pourrais faire, et tu sais ce qu’est le poids d’une femme ? »[7].

Alors, les versets qu’on a cités, au début de notre récit, furent révélés au Prophète (salla Allahou ‘aleyhi wa salam) pour lui dire de faire exception pour les femmes.

Ces versets exigeaient que les femmes qui se retrouvent dans le cas de Oum Kalthoum (radiya Allahou ‘anha) subissent une période d’épreuve ; ce qu’acceptèrent toutes les femmes, à commencer par la concernée.

Cette épreuve consistait, d’après ‘A’icha (radiya Allahou ‘anha) qui parlent de cet évènement à leur poser des questions pour savoir pour quelles raisons elles s’en viennent lui prêter serment. Si c’est par foi, leur arrivée est la bienvenue et le respect et la protection leur sont garantis, mais si c’est pour trouver un mari ou une fortune, alors elles devraient retourner chez elles.

Le serment des femmes au Prophète (salla Allahou ‘aleyhi wa salam) ne se fait pas en serrant la main, mais par la parole seulement.[8] Le Prophète (salla Allahou ‘aleyhi wa salam) n’a jamais touché la main à une femme.

Le Messager d’Allah (salla Allahou ‘aleyhi wa salam) disait aux femmes émigrantes : « Est-ce uniquement par amour d’Allah et de Son Messager de même que de l’Islam que vous êtes sorties ! La recherche d’un mari ou d’un bien quelconque n’y son pour rien ? ». Si elles répondaient par oui, il ne les remettait pas aux païens.[9]

Oum Kalthoum fut (radiya Allahou ‘anha) accueillie dans la communauté des musulmanes et elle fut considérée parmi ceux qui ont émigré pour la cause d’Allah (ta‘ala), sincère et pieuse comme devrait l’être toute musulmane.

Oum Kalthoum (radiya Allahou ‘anha) sentit son cœur s’apaiser suite au verdict qui a été prononcé en sa faveur.

Zayd Ibn Haritha (radiya Allahou ‘anhou), un des héros de notre religion, la demanda en mariage et elle vécut avec lui jusqu’à ce qu’il meurt en martyr dans la bataille de Mou’ata. Après cela, elle épousa ‘Abd ar-Rahman Ibn ‘Awf (radiya Allahou ‘anhou) dont elle eut deux garçon : Ibrahim et Hamid (radiya Allahou ‘anhouma). Quand son deuxième époux mourut à son tour, elle épousa ‘Amr Ibn al-‘Ass. Elle mourut alors qu’elle était la femme de ce dernier, pendant le califat de ‘Ali Ibn Abi Talib (radiya Allahou ‘anhou).

Oum Kalthoum (radiya Allahou ‘anha) rapporta dix (10) hadiths dont al-Boukhari et Mouslim en authentifièrent un.

C’était la biographie d’une femme honnête et pieuse qui a cru au Message de la Vérité. Elle n’a pas pu vivre parmi les païens alors que son cœur battait pour Seigneur l’Unique, Allah (ta‘ala) le Créateur de tout l’Univers. Elle choisit donc de fuir pour rejoindre sa vraie communauté et elle était la première femme à émigrer. Certains historiens disent qu’elle est partie à pied au lieu de monter sur son chameau.

Qu’Allah ait l’âme d’Oum Kalthoum (radiya Allahou ‘anha). Elle a été honorée quand ce verset a été révélé a son sujet et parce qu’elle a passé l’examen de la foi avec succès. Que le salut soit sur elle.



[1] « Al-Issâba » tome 4, page 476 et 1475 d’al-Hafîz Ibn Hajar al-‘Asqalânî.

[2] « Tabaqât » tome 8, page 23 – 232 de l’Imam Ibn Sa‘d.

[3] « Tarîkh » tome 3, page 71 de l’Imam at-Tabarî.

[4] « Tarîkh » tome 3, page 71 de l’Imam at-Tabarî.

[5] « Tarîkh » tome 3, « la Sîra prophètique » de l’Imam at-Tabarî.

[6]  Le récit a été cité dans « Al-Issâba » tome 4, page 476 et 1475 d’al-Hafîz Ibn Hajar al-‘Asqalânî ainsi que dans « al-Isti’âb » tome 4, page 465-466.

[7] « Siyar A‘lâm an-Noubalâ » de l’Imâm adh-Dhahabî.

[8] Rapporté par al-Boukhârî (5/228-229).

[9] « Tabaqât » tome 8, page 230 de l’Imam Ibn Sa‘d.

Sarah: la femme d'Ibrahim


Sarah: la femme d'Ibrahim

 

Venant d’Irak, Abraham et son épouse Sarah s’étaient installés en terre de Palestine, mais ils durent émigrer en Égypte car, comme Abraham était un prophète, il devait se déplacer selon la Volonté divine afin de s’acquitter de sa mission qui consistait, comme pour chacun des Messagers de Dieu, à répandre les préceptes divins sur la terre.

Après un long et pénible voyage, le couple arriva en terre d’Égypte, pays qui était alors gouverné par un tyran vicieux s'appelait An-Noumroud, dont le plus grand plaisir consistait à choisir les plus belles femmes de son pays pour en faire ses concubines.

 

Sarah et An-Noumroud

 

Sarah, l’épouse d’Abraham, était une femme d’une beauté telle qu’elle était enviée même par les femmes les plus belles. Par conséquent, elle ne tarda pas à être remarquée par les hommes du roi d’Égypte qui fut rapidement informé de l’arrivée de cette femme remarquable en compagnie d’un homme, à propos duquel personne n’était en mesure d’affirmer quel type de lien le liait à cette femme. La description que lui en firent ses hommes ranima son instinct et il ordonna aussitôt qu’on lui présente le couple en question.

Abraham comprit que c’était là l’une des épreuves que Dieu fait subir à Ses Envoyés afin de tester leur foi, et il consentit à se rendre chez le tyran.

Il fut longuement interrogé sur la relation qu’il entretenait avec la belle femme qui venait d’arriver en Égypte, et Abraham, comprenant les intentions du roi, affirma qu’elle était sa soeur, ayant à l’esprit l’idée que Sarah était effectivement sa soeur de religion.

De son côté, le roi fut satisfait de cette entrevue, car il avait pu comprendre que la femme qu’il désirait n’avait pas d’époux, et il se sentit la conscience plus tranquille. Il ordonna donc à Abraham de faire venir Sarah dans son palais.

Convaincu que jamais Dieu ne l’abandonnerait et qu‘il retrouverait sa femme saine et sauve, Abraham expliqua la situation à sa femme, lui fit quelques recommandations et lui demanda surtout de ne pas perdre espoir en la Puissance divine.

Sarah accepta de se rallier à l’avis de son mari et s’en remit à Dieu. Elle se présenta à la cour du roi qui fut ébloui par cette beauté incomparable. Il recommanda à ses servantes de parer la nouvelle venue des plus belles parures et on lui fit porter les bijoux les plus magnifiques. Abraham voyait tout ce qui se passait, mais il ne pouvait rien faire d’autre que d’espérer l’aide de Dieu pour sauver son épouse de cette impasse. Sarah, quant à elle, ne fut point leurrée par tout ce faste qu’elle remarquait, ni par toute la fortune dont on la parait. Elle savait que tout n’était que passager, que la véritable vie est celle de l’Au-delà, et cela la réconforta et fortifia sa foi en Dieu ainsi que sa fidélité à son mari.

Lorsque Sarah fut enfin prête, le roi arriva et remarqua aussitôt que la femme était tellement triste que toute sa beauté en était altérée. Il essaya donc de distraire son invitée, mais Sarah refusa de l’écouter et se détourna. Le roi fit une seconde tentative pour se rapprocher de Sarah, mais elle le repoussa de nouveau. Devant cette réaction inattendue, le roi perdit tous ses moyens et recula. Il n’était en effet pas habitué à se trouver devant des femmes qui refusaient ses avances et qui s’accrochaient autant à leur honneur. Puis il se reprit et tenta pour la troisième fois de s’approcher d’elle, mais sa main se paralysa au moment où il essayait de toucher cette belle femme dont le refus ne faisait qu’attiser son désir.

Dès qu’il remarqua qu’il ne pouvait plus contrôler sa main, le roi commença à avoir des doutes sur le mystère qui entourait cette étrange femme qui se trouvait devant lui. Autant il était perturbé, autant elle paraissait sereine, car elle avait la conviction que Dieu venait à son secours et qu’elle n’était point seule devant ce tyran. Un étrange sentiment de frayeur gagna subitement le roi, et il se réfugia dans son lit où il ne parvint cependant pas à trouver le sommeil.

Enfin terrassé par la fatigue, il s’endormit pour aussitôt vivre un cauchemar. La vérité lui apparut et il comprit toute son injustice envers cette femme fidèle et envers le mari auquel il l’avait arrachée de force. Il revint donc à la raison et dès son réveil, il ordonna que Sarah soit rendue à son mari. En guise de compensation pour la dure épreuve qu’il lui avait fait subir, il lui fit don d’une servante du nom de Hajar qui lui tiendrait compagnie et la servirait ainsi que son mari.

 

Le mariage de Ibrahim avec Hajar

 

Sarah n’était pas seulement une femme fidèle et patiente. Elle avait également une très grande foi en Dieu, ce qui la détachait entièrement de ce monde et de tous les sentiments qui animent d’ordinaire une femme. Entre autres, elle avait le don de se sacrifier pour le bonheur de son mari ce à quoi elle accordait toute priorité.

Ainsi, lorsqu’elle remarqua qu’Abraham souffrait intérieurement du fait qu’elle n’avait pu lui procurer de progéniture, car Sarah ne pouvait pas enfanter. Alors elle fut la première à encourager son mari à prendre Hajar sa servante qui leur avait été offerte par le roi comme épouse. Hajar lui donna un enfant qu'il appela Ismail. Après que Hajar eut mis au monde Ismail, Ibrahim les emmena à La Mecque alors qu'il n'y avait là-bas aucun habitant. Allah lui a révélé de les laisser là-bas. Alors Ibrahim exécuta l'ordre de Allah. Il leur laissa un récipient contenant de l'eau et partit.

 

La récompense divine

 

En agissant de cette manière, Sarah faisait preuve d’une véritable foi en Dieu et d’une abnégation totale. Elle puisait en effet son absence de jalousie dans cette quiétude que lui conférait sa conviction religieuse, certaine que si elle n’avait pu procréer jusqu’alors, c’était parce que la Volonté divine le voulait ainsi, et la récompense divine ne tarda pas à se manifester. En effet, quelque temps après, des visiteurs se rendirent chez Abraham qui, voulant les honorer, demanda à son épouse Sarah de leur préparer comme à l’accoutumée un repas digne d’eux. Un veau gras fut donc égorgé puis rôti, et le repas fut présenté aux visiteurs. Mais tout le monde fut étonné de remarquer que ces derniers ne touchaient absolument pas à la nourriture qui leur était présentée. Abraham (le salut d’Allah soit sur lui) fut le premier à être intrigué par l’étrange comportement de ses hôtes et il en éprouva une certaine crainte, car, selon la coutume, un invité qui ne touche pas à la nourriture est une personne qui montre son animosité et il faut craindre le pire de sa part. Comme le rapporte le Coran: “Quand il vit leurs mains ne pas y toucher, il les trouva tout à coup étranges et en ressentit une grande peur. Ils dirent: « N’aie crainte ! Nous avons été envoyés au peuple de Loth. » » (Sourate “HOUD” verset 70)

C’était en effet des Anges envoyés par Dieu pour anéantir le peuple de Loth qui vivait dans le vice. Allah sobhanaho a dit: Traduction relative et approchée : «Oui, Nos messagers (les anges) vinrent à Abraham avec la bonne nouvelle. Ils le saluèrent. Il leur dit: « Salut ! » Et s‘empressa de leur apporter un veau rôti. Quand il vit que leurs mains ne s‘y portaient pas, la contrariété se mêla en lui à la crainte. Ils lui dirent: « N‘aie pas peur! Nous sommes envoyés au peuple de Loth. » Son épouse était debout. Or elle éclata de rire car nous lui annonçâmes la bonne nouvelle d’Isaac et après Isaac, Jacob. “Malheur a moi!” Dit-elle, enfanterais-je alors que je suis vieille et que mon époux que vous voyez est un vieillard ? Ce sera vraiment une chose étonnante ! » Ils dirent: « T’étonnes-tu du décret de Dieu? Que la miséricorde et la bénédiction de Dieu soient sur vous, lignage de cette maison! Il  est vraiment digne de louange et de glorification. » (Sourate 11 Versets 69-73)

Lorsque Sarah entendit la nouvelle, elle en ressentit un si grand soulagement qu’elle se mit à rire. Mais si ce rire semblait marquer la joie d’apprendre que les visiteurs ne cherchaient point à nuire à leur hôte, c’était en réalité pour préparer Sarah à la bonne nouvelle. C’était donc là, la récompense divine à tant de foi, de patience, de sacrifice et d’abnégation. Sarah fut  cependant très surprise par cette nouvelle, atteint l'âge de quatre-vingt-dix ans elle se savait ayant dépassé l’âge de donner des enfants.

Mais la puissance divine est infinie et elle se rappela que lorsque Dieu décide une chose, elle s’accomplit même si elle est contraire à l’usage commun. Sarah fut donc heureuse à l’annonce de cette bonne nouvelle, et tout l’espoir qui veillait en elle reprit le dessus. Elle commença alors à espérer l’accomplissement de la Volonté divine. C’est ainsi que quelque temps après, Sarah conçut Isaac, cet enfant que Dieu lui avait promis et nommé avant même sa conception. La Volonté divine s’était accomplie malgré l’âge tardif de Sarah, et ce fut pour elle la récompense d’une vie d’abnégation, de sacrifice et de foi inaltérable en son Créateur.

Sources:

http://annissa.edaama.org/index.htm


des femmes illustres

Au nom d’Allah, l’Infiniment Miséricordieux, le Très Miséricordieux

  

Sheikh AbdulMuhsin Al Qaasim

Imam et orateur de la Sainte Mosquée du prophète (Qu’Allah prie sur lui et le salue)

 

 

Des femmes illustres !

 

O Musulmans !

 

La femme musulmane trouve le bonheur en imitant les meilleures femmes qui vécurent pendant le meilleur siècle et qui furent éduquées dans la maison la plus noble, la maison de la prophétie - qu'Allah élève leur rang - ; et des versets du Coran furent révélés pour faire leur éloge, Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) a dit : Traduction Rapprochee

 

 

{O femmes du Prophète ! Vous n'êtes comparables à aucune autre femme, si vous êtes pieuses} [Les coalisés : 32].

 

 

Des épouses bénies et des femmes illustres ; la première est la femme intelligente, habile, qui est pieuse et a une bonne descendance : Khadijah la fille de Khouwaïlid (qu'Allah soit satisfait d'elle). Elle fut éduquée à avoir de bonnes vertus morales, à être polie et généreuse ; et elle était chaste et honorable. Les femmes de la Mecque l'appelaient "la pure". Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) l'épousa, et elle fut une très bonne épouse pour lui ; elle l'aida avec sa propre personne, son argent et sa sagesse ; et lorsqu'il était triste (qu'Allah prie sur lui et le salue), il se réfugiait auprès d'elle et lui divulguait ses soucis. Lorsque la révélation descendit sur lui la première fois, il retourna à elle en ayant le cœur tremblant, effrayé par ce qu'il venait de voir ; et il lui dit :

(Que m'arrive-t-il ? J'ai eu peur de mourir). Elle le reçu alors avec un cœur ferme et lui dit :

-"Non ! Je jure par Allah qu'Allah ne t'humiliera jamais".

L'Islam brilla chez elle et elle fut la première personne qui embrassa l'Islam dans cette communauté.

 

Ibn Kathir a dit :

-"Khadijah est la première créature d'Allah qui embrassa l'Islam à l'unanimité des musulmans, aucun homme, ni aucune femme la précéda".

 

Les difficultés s'aggravèrent pour le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) au début de sa mission, et le tort qu'on lui causait augmenta, elle était alors pour lui un cœur tendre et une opinion perspicace ; lorsqu'il entendait des gens une chose qu'il détestait, puis il retournait à elle, elle le rassurait et le tranquillisait ; le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

(Elle cru en moi lorsque les gens me renièrent ; elle cru en ma parole lorsque les gens me traitèrent de menteur ; elle me secourut avec son argent lorsque les gens refusèrent de m'aider ; et Allah m'a donné des enfants avec elle alors qu'Il ne m'a pas donné d'enfants avec les autres femmes) rapporté par Ahmed.

 

 

Elle était une femme illustre, obéissante à son époux, et une mère affectueuse ; le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) eut tous ses enfants avec elle sauf Ibrahim. Son comportement était élevé, et elle avait de très bonnes qualités ; elle n'a jamais discuté la parole du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), et elle ne lui a jamais nui en s'opposant à lui ; le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

(L'ange Gabriel est venu me voir et m'a dit : "Annonce-lui la bonne nouvelle d'une maison dans le Paradis en pierre précieuse dans laquelle il n'y a pas de bruit, ni de fatigue) Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.

 

As-Souhaïli a dit :

-"Il lui a annoncé la bonne nouvelle d'une maison dans le Paradis car elle n'a jamais élevé sa voix sur le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), et elle ne l'a jamais fatigué ; donc, elle n'a jamais crié sur lui, et ne lui a jamais causé de tort".

Son Seigneur était satisfait d'elle, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

(L'ange Gabriel m'a dit : "Lorsque tu iras à Khadijah, salue-la de la part de son Seigneur et de ma part) Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.

Ibn Al-Quayyim (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit :

-"Et c'est un mérite qui n'a pas été reconnu à une autre femme qu'elle".

Allah (qu'Il soit exalté) l'aima, les anges l'aimèrent et le messager (qu'Allah prie sur lui et le salue) l'aima ; le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

(Allah m’a donné son amour) Rapporté par Mouslim.

Lorsque le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) la mentionnait, il élevait son rang et remerciait sa bonne compagnie, Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit :

-"Lorsque le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) mentionnait Khadijah, il ne se lassait pas de faire son éloge et de demander à Allah de lui pardonner".

Il préserva son amour pour elle et sa loyauté envers elle ; alors, il était généreux envers ses amies après sa mort.

Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit :

-"Et parfois, il égorgeait une brebis, puis la coupait en morceaux et les envoyait aux amies de Khadijah. Et parfois, je lui disait : "C'est comme s'il n'y avait pas dans ce monde une autre femme que Khadijah". Alors, il disait :

(Elle était ainsi et ainsi, et j'ai eu des enfants avec elle) Rapporté par Al-Boukhari.

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) entendit la voix de sa sœur après sa mort, il fut alors très triste et dit :

(Elle m'a fait me rappeler de Khadijah).

 

Elle était complète dans sa religion, sa raison et son comportement, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

(Beaucoup d'hommes ont atteint la perfection, mais il n'y a que trois femmes qui ont atteint la perfection : Mariam la fille d'Imraane, Aassia la femme de Pharaon et Khadijah la fille de Khouwaïlid) Rapporté par Ibn Mardawaï.

Elle a surpassé les femmes de cette communauté dans la piété, l'honneur et l'élévation ; le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

(La meilleure de ses femmes - c'est-à-dire à son époque - était Mariam la fille d'Imraane ; et la meilleure de ses femmes - c'est-à-dire dans cette communauté - est Khadijah) Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.

Elle se réforma elle-même et réforma chez elle, et elle obtint les fruits de ses efforts ; elle devint alors, ainsi que sa fille parmi les meilleures femmes du monde dans le Paradis ; le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

(Les meilleures femmes du Paradis sont : Khadijah, Fatima, marie et Aasiah) Rapporté par Ahmed et An-Nassaa'i.

Elle avait une place importante dans le cœur du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), il ne s'est pas marié avec une femme avant elle et il n'a pas épousé une femme [une concubine] avec elle jusqu'à ce qu'elle mourut ; il fut très triste à cause de sa perte, Ad-Dhahabi (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit :

-"Elle était une femme intelligente, honorable, pieuse, chaste et généreuse faisant partie des habitants des gens du Paradis".

 

Et dans la maison de sincérité et de piété, est née Aïcha la fille d'Abou Bakr le véridique ; elle grandit dans la maison de la foi ; sa mère, sa sœur Asma et son frère sont parmi les compagnons du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), et son père est le véridique de cette communauté.  

Elle grandit dans la maison de la science, son père était le savant de Quouraïch et leur généalogiste ; Allah lui donna une grande intelligence et une très bonne mémoire. Ibn Kathir (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit :

-« Il n’y a jamais eu dans les communautés une femme comme Aïcha concernant sa mémoire, sa science, son éloquence et son intelligence ; elle dépassa les femmes comme elle dans la science et la sagesse ; Allah lui donna la compréhension de la jurisprudence islamique et la mémorisation des poèmes ; et elle avait une grande connaissance des sciences religieuses ».

Ad-Dhahabi (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit :

-« Elle est la femme la plus instruite en science religieuse de toute la communauté, et je ne connais pas dans la communauté de Mohammed, et plus exactement parmi toutes les femmes, une femme qui a plus de science [de connaissance] qu’elle ».  

Elle fut plus élevée que les autres femmes grâce à ses mérites et ses bonnes relations. Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

(Le mérite d’Aïcha par rapport aux autres femmes est comme le mérite du pain trempé dans la soupe par rapport au reste de la nourriture) Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.

Le prophète l’aima, et il n’aimait que les bonnes choses. Amr ibn Al-‘Aass dit :

-« Quelle est la personne que tu aimes le plus, ô messager d’Allah ? ». Il dit :

(Aïcha). Je dis :

-« Et parmi les hommes ? ». Il dit :

(Son père) Rapporté par Al-Boukhari.

Elle est la seule femme vierge avec laquelle il s’est marié, et la révélation n’est pas descendue sous les couvertures d’une autre femme qu’elle ; elle était chaste, elle adorait beaucoup son Seigneur, et elle ne sortait de chez elle que le soir afin que les hommes ne la voient pas. Elle a dit au sujet d’elle-même :

-« Nous ne sortions que le soir ».

Elle réalisa la parole d’Allah (qu'Il soit exalté) : TR

 

{Restez dans vos foyers ; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes avant l'Islam (Jahiliyah)} [Les coalisés : 33].

 

 

Al-Quourtoubi (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit :

-« Et la législation islamique exige que les femmes restent chez elles et qu’elle évitent de sortir sauf si cela est nécessaire ; et si elles doivent absolument sortir qu’elles le fassent en ne portant aucune parure et en se couvrant complètement ».

Et Allah éprouve ceux qu’Il aime, et l’épreuve est faite selon le degré de la foi ; on la calomnia lorsqu’elle avait douze ans, elle dit :

-« J’ai pleuré jusqu’à ce je ne dorme plus et les larmes n’arrêtaient pas de couler, et jusqu’à ce que mes parents crurent que les pleurs allaient fendre mon foie » ; et l’épreuve devint encore plus difficile pour elle, elle a dit :

-« Jusqu’à ce que mes larmes ne coulent plus et je ne ressentais plus aucune larme) ».

Ibn Kathir (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit :

-« Alors, Allah la secourut et fit descendre son innocence dans dix versets qui sont récités de tout temps ; Il éleva donc son honneur et son rang, afin que sa chasteté soit entendue alors qu’elle était encore dans son enfance ».

Allah témoigna donc qu’elle est parmi les femmes pieuses et Il lui promit un pardon et une subsistance agréable ; elle ne cessa d’être éveillé en restant avec le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) pour le soigner et être à son service jusqu’à ce qu’il mourut dans sa maison, sa nuit [c’est-à-dire la nuit qu’il passait toujours avec elle, car il avait plusieurs femmes], et sur sa poitrine.

 

Et celle qui avait un cœur pur : Saoudah la fille de Zam’âh ; elle est la première femme que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) épousa après Khadijah et elle resta seule avec lui pendant environ trois ans. Elle était noble, Allah lui donna la pureté du cœur, et elle donna son jour [le jour que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) doit passer avec elle] à Aïcha pour la satisfaction du cœur du messager d’Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) en recherchant ainsi la satisfaction de son Seigneur.

 

Et celle qui priait et jeûnait beaucoup : Hafsa la fille du prince des croyants Omar ibn Al-Khattab (qu'Allah soit satisfait de lui) ; elle grandit dans la maison qui secourut la religion et fit apparaître la vérité, sept personnes de sa famille participèrent à la bataille de Badr ; Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit à son sujet :

-« Elle est celle qui s’élevait [en rang] avec moi parmi les femmes du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) ».

 

Et celle qui dépensait beaucoup : Zaïnab la fille de Khouzaïmah Al-Hilaaliyah, celle qui dépensait et s’empressait de faire le bien ; elle demeura avec le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) deux mois, puis mourut.

 

Et celle qui accomplit l’émigration pour la satisfaction d’Allah : Oum Habibah Ramlah la fille d’Abou Soufiane. Aucune de ses femmes n’a une descendance plus proche de lui qu’elle ; et aucune de ses femmes n’a reçu une dot plus élevée qu’elle ; et aucune des femmes qu’il épousa était plus éloignée qu’elle au moment du mariage, il l’épousa alors qu’elle se trouvait en Abyssinie où elle s’était enfuie avec sa religion ; et le Roi d’Abyssinie lui donna la dot à la place du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) et il l’a prépara pour qu’elle puisse aller le rejoindre.

 

Et celle qui était patiente et pudique : Oum Salamah (qu'Allah soit satisfait d'elle) la fille d’Abou Oumaïyah ; elle était parmi les premières femmes qui émigrèrent, et lorsqu’elle voulut émigrer à Médine avec son mari Abou Salamah, sa tribu la sépara de son mari et de son petit garçon ; elle a dit :

-« Chaque jour, je sortais et je m’asseyais sur la vallée et je pleurais jusqu’au soir, et ceci pendant une année complète ou environ une année, jusqu’à ce qu’ils eurent pitié de moi et me rendirent mon petit garçon ».

Sa certitude en Allah est ferme, son mari Abou Salamah mourut, elle dit alors une invocation prophétique, et Allah lui donna le messager d’Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) comme mari. Elle a dit :

-« J’ai entendu le messager d’Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) dire :

(Tout musulman qui est atteint d’un malheur et dit : « Nous appartenons à Allah et c’est vers Lui que nous retournerons. O Seigneur ! Récompense-moi pour le malheur qui m’atteint, et remplace-le moi par une chose meilleure », Allah le lui remplacera par une chose meilleure ») ». Elle dit : « Lorsqu’Abou Salamah mourut, je dis : « Quel est celui parmi les musulmans qui est meilleur qu’Abou Salamah ! La première maison qui émigra pour rejoindre le messager d’Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue). Puis, je dis cette invocation ; Allah me le remplaça alors par le messager d’Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) » Rapporté par Mouslim.

Donc, dites cette invocation lorsqu’un malheur vous atteint, Allah vous remplacera votre malheur par une chose meilleure.

 

Et la mère des pauvres : Zaïnab la fille de Jah’che, elle est la fille de la tante du messager d’Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue). Elle obtint le bienfait de la noblesse, de la descendance, de l’honneur et de la beauté ; Abou Nou’âïm a dit à son sujet :

-« Elle est celle qui craint Allah, qui est satisfaite et qui est pieuse ».

Allah la maria à Son prophète par le texte de Son Livre sans tuteur et sans témoin, Il a dit (qu'Il soit glorifié) : TR

 

{Puis quand Zaïd eût cessé toute relation avec elle, Nous te la fîmes épouser} [Les coalisés : 37].

 

Le mariage du prophète avec elle est une bénédiction pour les musulmanes jusqu’au jour du jugement lorsque le voile fut prescrit aux filles d’Adam après qu’il l’épousa, afin que le voile soit une protection de l’honneur, de la chasteté et de la pureté.

Elle était généreuse envers les pauvres et les faibles, elle accomplissait beaucoup d'actes de bienfaisance et elle donnait souvent l'aumône ; et malgré l'honneur et l'élévation de son rang, elle travaillait de ses propres mains, elle tannait le cuir, puis le trouait avec une alêne et le recousait ; ensuite, elle donnait l'aumône de l'argent qu'elle gagnait. Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit à propos d'elle :

-"Je n'ai jamais vu une femme meilleure dans la religion que Zaïnab, ni plus pieuse, ni plus véridique dans la parole, ni plus préservatrice des liens de parenté, ni plus généreuse".

 

Et l'adoratrice : Jouwaïriyah la fille d'Al-Haarith de la tribu d'Al-Moustaliq ; son père était un chef à qui les gens de sa tribu obéissaient, et elle fut une bénédiction en elle-même et pour sa famille. Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit :

-« Je n’ai jamais vu une femme qui fut une bénédiction pour sa tribu plus qu’elle ».

Elle adorait beaucoup son Seigneur, elle était résignée à la volonté de son Seigneur, elle s’asseyait à l’endroit où elle priait et invoquait Allah jusqu’à midi, elle a dit :

-« Le Messager d’Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) vint me voir un matin alors que j’invoquais Allah ; puis, il partit pour accomplir ses besoins et revint un peu avant midi ; et il dit :

(Tu es toujours assise - c’est-à-dire à invoquer Allah - ?). Je dis :

-« Oui ». Rapporté par Mouslim.

 

Et Celle qui est de haut rang : Safia la fille de Houyaï de la descendance d’Aaron (que la paix soit sur lui). Elle était noble, intelligente, d’un rang élevé, pieuse, indulgente et respectueuse. Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) lui a dit :

(Tu es la fille d’un prophète - elle est de la descendance d’Aaron -, ton oncle est un prophète - c’est-à-dire Moïse -, et tu es l’épouse d’un prophète) Rapporté par Tirmidhi.

Le repas de noce du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) le jour de son mariage avec Safia, était composé de beurre fondu, de fromage et de dattes ; et ce fut un mariage facile et béni.

 

Et Celle qui préserve les liens de parenté : Maïmounah la fille d’Al-Haarith Al-Hilaaliyah, elle est parmi les femmes illustres ; Allah lui donna un cœur pur, une intention sincère et l’assiduité à l’adoration ; Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit :

-« Elle était celle qui craignait Allah le plus parmi nous, et celle qui préservait le plus les liens de parenté ».

 

O Musulmans !

Voilà la vie des femmes éternelles dans l’Islam, les mères des croyants, leurs qualités sont brillantes ; elles rassemblèrent entre les beautés et les vertus. Les femmes des musulmans doivent faire qu’elles soient une lumière pour la vie ; elles doivent les imiter dans la religion, les qualités, la crainte d’Allah, l’obéissance complète à Allah et à Son messager, l’assiduité à l’adoration, l’augmentation des bonnes œuvres, la sincérité dans la parole, la préservation de la langue, la dépense pour les pauvres, le soulagement des tourments des faibles, les efforts accomplis pour l’éducation des enfants et la patience pour la correction de leurs défauts ; de même qu’elles doivent les imiter dans la recherche de la science religieuse, elles doivent interroger les savants versés dans les sciences de la religion, porter le voile, être chastes et rester chez elles ; elles doivent s’éloigner des doutes et des envies bestiales, se méfier d’avoir beaucoup de souhaits et d’espoir dans l’avenir, de la distraction dans la vie ou de donner de l’importance à l’apparence en ayant l’intérieur corrompu ; elles doivent se méfier aussi de regarder ce qui est interdit, de parler aux hommes, d’écouter ceux qui les appellent à étaler leurs charmes et à se mélanger aux hommes. Et l’élévation et la gloire de la femme se trouvent dans sa religion et son voile.

Je cherche refuge auprès d’Allah contre satan le maudit : TR

<span style="font-size: 12pt; color: #8080

×