COMPRENDRE L'ISLAM

Réponse aux pseudos salafis sur le statut de l’hérétique (moubtadi‘) est-il le même que celui du législateur ?

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بسم الله الرحمن الرحيم

 

Les pseudos salafis disent que l’hérétique est celui qui invente dans la religion d’Allah ce qui n’en faisait pas partie, et que ceci est une législation : pourtant les savants ne bannissent pas tout hérétique de l’Islam.

 

Ils s’appuient sur une parole de l’imam Châtibî qui dit :

إن المبتدع قد نزل نفسه منزلة المضاهي للشارع لان الشارع وضع الشرائع و ألزم الخلق الجري على سننها وصار هو المنفرد بذلك لأنه حكم بين الخلق فيما كانوا فيه يختلفون وإلا فلو كان التشريع من مدركات الخلق لم تنزل الشرائع ولم يبق الخلاف بين الناس ولا احتيج إلى بعث الرسل عليهم السلام هذا الذي ابتدع في دين الله قد صير نفسه نظيرا ومضاهيا حيث شرع مع الشارع وفتح للاختلاف بابا ورد قصد الشارع في الانفراد بالتشريع

« L'innovateur s'est mis à la place de celui qui imite le législateur, car le législateur a mis en place des législations et a imposé aux créatures de suivre leurs voies. Il est alors unique en cela, parce qu'il a jugé entre les créatures dans ce sur quoi ils divergeaient. Si la législation était accessible à la création les législations n'auraient pas été révélées, il ne serait restée aucune divergence entre les créatures, et on aurait pas eu besoin de l'envoi des messagers -prière et salut d'Allah sur eux-.Celui-là qui a innové dans la religion d'Allah, s'est rendu semblable et égale à Allah car il a légifère avec le législateur, il a ouvert une porte à la divergence, et a rejeté la volonté du législateur de l'unicité dans la législation »... Fin de citation.

Ils nous disent alors : Si vous ne jugez pas automatiquement l’hérétique mécréant, vous êtes alors en contradiction avec vos règles : vu que l’hérétique invente des lois, et les législateurs inventent des lois ; ils sont tous deux coupables du même acte et pourtant vous ne leur donnez pas le même statut ?

 

Avant de répondre à cela, il faut que nous définissions l’hérésie, qu’est ce que c’est ? L’imam Châtibî nous dit

فالبدعة إذن عبارة عن طريقة في الدين مخترعة تضاهي الشرعية يقصد بالسلوك عليها المبالغة في التعبد لله سبحانه

« L’hérésie est donc une expression désignant une voie religieuse inventée, imitant la loi islamique, dont l’objectif est d’adorer Allah soubhânah. »

 

La réponse :

Il est impératif pour pouvoir comprendre la vérité à ce sujet de connaitre une règle :

·  Tout avis allant à l’encontre de ce qu’Allah et Son messager ont catégoriquement décrété, c’est une mécréance majeure, si subtile soit-elle :

L’imâm Barbahârî dit dans « Charh Sounnah » page 60 :

فمن خالف أصحاب رسول الله صلى الله عليه وسلم في شيء من أمر الدين فقد كفر .

« Quiconque contredit les compagnons du messager d’Allah dans quoi que ce soit de la religion, il a mécru. »

 

Dans son livre [Ta’sîsout Taqdîs]  Cheykh ‘Abdallah Ibn ‘Abderrahmân Aboû Boutayn cite Ibn Taymiya, page 148 :

ولهذا قال رحمه الله في شرح العمدة في أثناء كلام سبق: فكل رد لخبر الله أو أمره فهو كفر دق أو جل، لكن يعفى عما قد خفيت فيه طرق العلم وكان أمرا يسيرا في الفروع، بخلاف ما ظهر أمره وكان من دعائم الدين من الأخبار والأوامر.

« C’est pour ça qu’il dit dans « Charh Al ‘Amda » : « Tout rejet d’une information venant d’Allah ou d’un de Ses ordres est une mécréance, que cela soit subtile ou évident. Mais on pardonne les choses où les chemins du savoirs peuvent échapper, lorsque c’est une question bénigne secondaire, contrairement aux questions évidentes, les enseignements et les prescriptions constituant les piliers de la religion. » Fin de citation.

 

Et Ibn Taymiya dit dans Majmoû’ Al Fatâwâ 12/525 :

وَأَمَّا مَنْ خَالَفَ مَا عُلِمَ أَنَّ الرَّسُولَ جَاءَ بِهِ فَهُوَ كَافِرٌ بِلَا نِزَاعٍ .

« Quant à celui qui contredit ce que l’on sait être un enseignement venant du messager d’Allah, c’est un mécréant sans aucune divergence. »

 

Et il dit dans Majmoû’ Al Fatâwâ 33/40 :

وَكُلُّ مَنْ خَالَفَ مَا جَاءَ بِهِ مِنْ الْكِتَابِ وَالْحِكْمَةِ مِنْ الْأَقْوَالِ الْمَرْجُوحَةِ فَهِيَ مِنْ الْأَقْوَالِ الْمُبْتَدَعَةِ الَّتِي أَحْسَنُ أَحْوَالِهَا أَنْ تَكُونَ مِنْ الشَّرْعِ الْمَنْسُوخِ الَّذِي رَفَعَهُ اللَّهُ بِشَرْعِ مُحَمَّدٍ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ

« Tout ce qui contredit ce qu’enseignent le Coran et la Sagesse (la Sounnah) comme avis, se sont des avis hérétiques qui sont, dans le meilleur des cas, des prescriptions existantes dans les lois des autres prophètes, qu’Allah a abolis par la Loi de Mouhammad, qu’Allah le bénisse et le salue. »

 

À la base, tout avis contredisant celui d’Allah et de son messager est une mécréance ; et toute innovation religieuse contredit la loi d’Allah et de Son messager. Tout innovateur est donc coupable de mécréance, mais ce qui empêche de le sortir de l’Islam ; c’est l’ambigüité ou la subtilité de sa contradiction envers la Loi d’Allah ; il n’est pas conscient de désobéir à Allah mais pense au contraire se conformer à Son commandement. Et celui-là ne devient pas mécréant tant que la vérité ne lui est pas clairement apparue, puis malgré cela s’entête, et la preuve de cela est qu’Allah a dit :

« Et quiconque fait scission d'avec le Messager, après que le droit chemin lui est apparu et suit un sentier autre que celui des croyants, alors Nous le laisserons comme il s'est détourné, et le brûlerons dans l'Enfer. Et quelle mauvaise destination! » Sourate 4 verset 115.

 

‘Abdallah et Ibrahim fils d’Abdellatîf Âl Cheykh ainsi que Soulaymân Ibn Sahmân ont dit dans Dourar As-Saniyya volume 10 page 432, 433 :

ومسألة تكفير المعين مسألة معروفة، إذا قال قولا يكون القول به كفرا، فيقال: من قال بهذا القول فهو كافر، لكن الشخص المعين، إذا قال ذلك لا يحكم بكفره، حتى تقوم عليه الحجة التي يكفر تاركها. وهذا في المسائل الخفية، التي قد يخفى دليلها على بعض الناس، كما في مسائل القدر والإرجاء ونحو ذلك مما قاله أهل الأهواء، فإن بعض أقوالهم تتضمن أمورا كفرية، من رد أدلة الكتاب والسنة المتواترة، فيكون القول المتضمن لرد بعض النصوص كفرا، ولا يحكم على قائله بالكفر، لاحتمال وجود مانع كالجهل، وعدم العلم بنقض النص، أو بدلالته، فإن الشرائع لا تلزم إلا بعد بلوغها؛ ذكر ذلك شيخ الإسلام ابن تيمية، قدس الله روحه في كثير من كتبه.

« La question de bannir un individu de l’Islam est un thème bien connu ; lorsqu’il dit une parole dont la prononciation est une mécréance, on dit que quiconque tien ces propos est un mécréant, mais l’individu donné qui la prononce ne sera bannis de l’Islam qu’après que la preuve dont l’abandon est une mécréance lui soit présentée. Et ceci concerne les questions subtiles dont les preuves peuvent échapper à certaines personnes, comme par exemple les questions relatives au Destin, à l’Irjâ’ et autre professions d’hérétiques. En effet, certains de leurs propos contient des éléments impies qui réfutent les preuves du Coran et de la Sounnah avérée, or les propos consistant en une réfutation des textes sont mécréance. Mais on ne donnera pas le statut de mécréant à celui qui les tient, lorsqu’il existe une probabilité que l’ignorance puisse empêcher de lui donner ce statut, et qu’il n’a pas connaissance des textes qu’il est en train de contredire ni des preuves ; car les lois ne sont imposables qu’après avoir été transmise, comme le mentionna Cheykh Al Islâm Ibn Taymiya, qu’Allah bénisse son âme, dans beaucoup de ses livres. »

 

Cheykh Al Islâm Ibn Taymiya a dit dans Majmoû‘ Al Fatâwâ, volume 4 page 54 :

وهذا إذا كان في المقالات الخفية فقد يقال‏:‏ إنه فيها مخطئ ضال، لم تقم عليه الحجة التي يكفر صاحبها، لكن ذلك يقع في طوائف منهم في الأمور الظاهرة التي تعلم العامة والخاصة من المسلمين أنها من دين المسلمين، بل اليهود والنصارى يعلمون أن محمدًا صلى الله عليه وسلم بعث بها، وكفر مخالفها؛ مثل أمره بعبادة الله وحده لا شريك له، ونهيه عن عبادة أحد سوى الله من الملائكة والنبيين والشمس والقمر والكواكب والأصنام وغير ذلك، فإن هذا أظهر شعائر الإسلام، ومثل أمره بالصلوات الخمس، وإيجابه لها وتعظيم شأنها، ومثل معاداته لليهود والنصارى والمشركين والصابئين والمجوس، ومثل تحريم الفواحش والربا والخمر والميسر ونحو ذلك‏.‏

« Et ceci est lorsqu’il s’agit de propos subtiles, on peut dire alors qu’untel s’est trompé et égaré, la preuve dont l’abandon est une mécréance ne lui est pas parvenue. Mais il arrive à certains groupes d’entre eux de tomber dans des choses évidentes que tous les musulmans, populace et privilégié, savent que cela fait partie de la religion des musulmans, que même les juifs et les chrétiens savent que Mouhammad –que la Paix d’Allah soit sur lui- fut envoyé pour l’enseigner et jugea mécréant celui qui s’y oppose ; comme par exemple le commandement de n’adorer qu’Allah seul sans associé, l’interdiction d’adorer un autre que Lui que ce soit les anges, les prophètes, le soleil la lune ou les astres et les idoles. Ce sont les plus élémentaires rituelles de l’Islam, ainsi que l’obligation des 5 prières et la vénération de ce rite, se démarquer des juifs, des chrétiens, des idolâtres, des sabéens et des mazdéens, et l’interdiction des turpitudes, de l’usure, de l’alcool et des jeux de hasard… »

 

De là nous savons que, même si ces gouverneurs là étaient de « simples innovateurs », eh bien si leurs innovations s’opposent à des questions élémentaires et pertinemment connues en Islam ; ceux-ci sont des mécréants sans qu’il ne faille leur donner d’explication, comme par exemple : autoriser le vin, les jeux de hasard etc.…  Par contre s’il s’agit de questions subtiles, là il faut d’abord leur expliquer la vérité, leur donner les preuves et faire cesser leurs ambigüités.

 

Pour en revenir à l’argument de nos opposants, lorsqu’ils disent : « vous êtes alors en contradiction avec votre règles : vu que l’hérétique invente des lois, et les législateurs inventent des lois ; ils sont tous deux coupables du même acte et pourtant vous ne leur donnez pas le même statut ? »

 

La réponse :

v  Premier point :

Ce n’est pas pour le simple fait d’avoir émis un avis contredisant la loi d’Allah que nous jugeons le codificateur de lois mécréant : sinon nous serions obligé de juger mécréant non seulement l’hérétique, mais même le Juriste qui se trompe sur une question d’interprétation légale, vu que l’avis de l’hérétique comme l’avis du juriste porteront le nom de « Loi ».

 

Ibn Taymiya dit dans Majmoû‘ Fatâwâ 35/395 :

وَصَارَ لَفْظُ " الشَّرْعِ " غَيْرَ مُطَابِقٍ لِمُسَمَّاهُ الْأَصْلِيِّ ؛ بَلْ لَفْظُ الشَّرْعِ فِي هَذِهِ الْأَزْمِنَةِ " ثَلَاثَةُ أَقْسَامٍ ". " أَحَدُهَا " الشَّرْعُ الْمُنَزَّلُ وَهُوَ الْكِتَابُ وَالسُّنَّةُ وَاتِّبَاعُهُ وَاجِبٌ مَنْ خَرَجَ عَنْهُ وَجَبَ قَتْلُهُ وَيَدْخُلُ فِيهِ أُصُولُ الدِّينِ وَفُرُوعُهُ ؛ وَسِيَاسَةُ الْأُمَرَاءِ وَوُلَاةِ الْمَالِ وَحُكْمُ الْحُكَّامِ وَمَشْيَخَةُ الشُّيُوخِ وَغَيْرُ ذَلِكَ فَلَيْسَ لِأَحَدِ مِنْ الْأَوَّلِينَ والآخرين خُرُوجٌ عَنْ طَاعَةِ اللَّهِ وَرَسُولِهِ . و " الثَّانِي " الشَّرْعُ الْمُؤَوَّلُ وَهُوَ مَوَارِدُ النِّزَاعِ وَالِاجْتِهَادِ بَيْنَ الْأُمَّةِ فَمَنْ أَخَذَ فِيمَا يَسُوغُ فِيهِ الِاجْتِهَادُ أُقِرَّ عَلَيْهِ وَلَمْ تَجِبْ عَلَى جَمِيعِ الْخَلْقِ مُوَافَقَتُهُ إلَّا بِحُجَّةِ لَا مَرَدَّ لَهَا مِنْ الْكِتَابِ وَالسُّنَّةِ . و " الثَّالِثُ " الشَّرْعُ الْمُبَدَّلُ مِثْلَ مَا يَثْبُتُ مِنْ شَهَادَاتِ الزُّورِ أَوْ يُحْكَمُ فِيهِ بِالْجَهْلِ وَالظُّلْمِ بِغَيْرِ الْعَدْلِ وَالْحَقِّ حُكْمًا بِغَيْرِ مَا أَنْزَلَ اللَّهُ أَوْ يُؤْمَرُ فِيهِ بِإِقْرَارِ بَاطِلٍ لِإِضَاعَةِ حَقٍّ

« Et le terme « Loi » désigne aujourd’hui des choses qui ne correspondent pas au sens originel du terme, aujourd’hui on désigne par le mot « Loi » trois catégories :

1)      La Loi révélée, qui est le Coran et la Sounna. Il est obligatoire de s’y conformer ; et il est obligatoire d’appliquer la peine de mort sur celui qui la quitte. Cela inclus tant les fondements que les questions secondaires ; la politique des dirigeants, les détenteurs des finances, les juges, les Cheikhs, et les autres… Et nul n’a le droit de quitter l’obéissance d’Allah et de Son messager.

2)      La Loi déduite, ce sont les sources de divergences et des interprétations légales qui existent dans cette communauté, celui qui y prend ce qui est acceptable légalement ; cela sera admit pour lui, mais il n’est pas obligatoire au reste d’être d’accord avec lui tant qu’il n’y a pas d’argument incontestable du Coran ou de la Sounna.

3)      La Loi modifiée, comme les Lois construites sur base de faux témoignages, ou décidée par ignorance et injustice, sans justice ni vérité, jugement autre que ce qu’Allah a révélé et ordonné, en admettant le mensonge afin d’enfouir la vérité. » Fin de citation.

 

En résumé :

La loi révélée désigne la Loi indiquée par des textes évidents, de sens net, précis et catégorique (Qat3î) : celui qui la rejette est un mécréant [ce pourquoi Ibn Taymiya déclara la peine de mort à l’encontre de celui qui la quitte.]

La loi déduite désigne la Loi indiquée par des textes apparents, dont le sens est probable (Dhannî) mais pas certain ni catégorique ; celui qui se trompe dans leur interprétation n’est pas mécréant ni coupable, il mérite même une récompense si son intention était sincère.

La loi modifiée, c’est la Loi contredisant les textes évidents, de sens net précis et catégoriques, qui désigne toute innovation religieuse ou loi attribuée à un autre qu’Allah.

 

Dès lors, nous leur répondons : Vous vous trompez lorsque vous dites que nous jugeons ces législateurs mécréants pour le simple fait d’émettre des lois contraire à la loi d’Allah ;

Nous ne les jugeons mécréant que parce qu’ils désignent un autre qu’Allah comme source de législation, et donnent cette fonction à un autre qu’Allah : ceci fait d’eux des mécréants (tawaghits) même si leurs lois en elles-mêmes ne vont pas à l’encontre des lois d’Allah. S’ils disaient « La source de législation est le président, et non Allah ; et le président décide que le voleur aura la main tranché » ils seront toujours mécréants, et seront toujours des Tâghoût pour le simple fait d’avoir désigné un autre qu’Allah comme législateur.

Il existe donc une très grande différence entre l’hérétique et le codificateur de lois, à savoir que l’hérétique musulman ne s’imagine pas un seul instant être la source de sa loi, il est au contraire convaincu que c’est la Loi d’Allah, il est donc monothéiste et n’attribue la fonction de législateur à aucun autre qu’Allah. Alors que le codificateur au contraire déclare que la source de ses lois n’est pas Allah, et que la fonction divine de législateur est remplie par un autre qu’Allah, que ce soit le roi, le président, l’assemblée national, tout ceci n’y change rien.

 

En schéma, cela donne :

·  L’innovateur musulman : déclare que la source de la Loi est Allah, et que la législation n’est la fonction que d’Allah seul.

·  Le codificateur : déclare que la source de la Loi n’est pas Allah, et que la législation est la fonction d’un autre qu’Allah.

La différence entre les deux ne se fait elle pas nettement ressentir ?

 

v  Deuxième point :

Concernant la citation de l’imam Châtibî, il dit exactement la même chose que nous avions dit : à savoir que quiconque contredits Allah et Son messager exprès et consciemment, c’est un mécréant, il dit :

ان المبتدع معاند للشرع ومشاق له لان الشارع قد عين لمكالب العبد طرقا خاصة على وجوه خاصة وقصر الخلق عليها بالامر والنهي والوعد والوعيد وأخبر ان الخير فيها وان الشر في تعديها إلى غير ذلك لان الله يعلم ونحن لا نعلم وانه انما ارسل الرسول صلى الله عليه وسلم رحمة للعالمين فالمبتدع راد لهذا كله فانه يزعم ان ثم طرقا أخر ليس ما حصره الشارع بمحصور ولا ما عينه بمتعين كأن الشارع يعلم ونحن ايضا نعلم بل ربما يفهم من استدراكه الطرق على الشارع انه علم ما لم يعلمه الشارع وهذا ان كان مقصودا للمبتدع فهو كفر بالشريعة والشارع وان كان غير مقصود فهو ضلال مبين

« Certes, l’hérétique refuse la loi et s’y oppose, car le Législateur a défini aux serviteurs une voie spécifique de manière spécifique, et y a astreint la création en leur ordonnant et en leur interdisant, avec promesse et menace, et nous informa que le bien s’y trouve, et que le mal consiste à le transgresser et autre encore… Car Allah sait, et nous ne savons pas, et Allah a envoyé le Messager en tant que miséricorde pour l’univers. L’hérétique rejette donc tout cela, car il prétend qu’il y a d’autres voies que le Législateur n’a pas astreint et que le prophète salla llahou ‘alayhi wa sallam n’a pas défini, comme si le Législateur sait mais que nous aussi nous savons, ou pire encore : cela peut sous entend qu’il sait ce que le Législateur ne sait pas, or Si c’est ça que veut l’hérétique, alors c’est une mécréance envers la loi et Le Législateur et si ce n’est pas ce qu’il veut, alors c’est un égarement évident… »

La différence entre l’innovation annulant l’Unicité d’Allah, et l’innovation se rattachant aux rituelles sans annuler l’Unicité d’Allah

Il faut savoir que parmi les grandes différences entre la codification de loi en dehors d’Allah et l’hérésie, c’est que la codification consiste à inventer une loi et l’attribuer à un autre qu’Allah ; celui là dispute Allah dans la législation. Quant à l’hérétique, il est au contraire convaincu que son invention est conforme à la religion et agrée par Allah, si quelqu’un invente un culte et dit « Je sais qu’Allah n’aime pas ce culte mais je l’ajoute à la religion quand même » c’est un mécréant sans aucune divergence entre les musulmans toutes tendances confondue. Et le faite d’inventer dans la religion est de deux niveaux :

v  Inventer une adoration pour la vouer à un autre qu’Allah, ou abolir Son Unicité.

v  Inventer une adoration pour la vouer à Allah seul sans associé, ou abolir un des rituelles prescrits par Allah, ou inventer une nouvelle conception des informations qu’Allah nous a transmise dans Son Livre.

 

Il est très important de comprendre la différence entre ces deux niveaux, et nous allons détailler ici la raison de cette différence :

L’innovation annulant l’Unicité d’Allah

Comme : celui qui invente une adoration vouée à autre qu’Allah, ou abolit une partie de Son Unicité : il sort obligatoirement de l’Islam, quelque soit la raison qui l’ait amené à cela.

 

Et les preuves de cela sont innombrables ;

o   « Certes, Allah ne pardonne pas qu’on Lui donne un associé » Sourate 4 verset 48.

Notez bien qu’Allah n’a pas dit « Certes, Allah ne pardonne pas à l’idolâtre » car les égarés prétendent que ce n’est pas toute personne qui commet de la grande idolâtrie qui devient forcément idolâtre. Nous leurs disons dons : Allah n’a pas lié la menace de ce verset à l’idolâtre, mais bien au fait de donner un associé à Allah qui est un acte, non une personne. Mais l’acte de donner un associer à Allah ne peut exister sans que quelqu’un ne le commette.

 

o   Le prophète, Salla llahou ‘alayhi wa sallam, a dit : « Celui qui meurt, alors qu’il sait qu’il n’y a de vrai dieu qu’Allah, il entrera au Paradis. »

Or, la phrase « Il n’y a de vrai dieu qu’Allah » signifie : Nul ne mérite d’être adoré en dehors d’Allah.

Or, il va de soit que celui qui invente une adoration vouée à un autre qu’Allah, ignore donc fatalement que seul Allah mérite d’être adoré : il n’est donc pas musulman, car il ignore que seul Allah mérite d’être adoré. Et s’il dit que ce qu’il a inventé n’est pas une adoration d’Allah mais bien un moyen de s’en rapprocher, cela ne sera pas pris en compte car ce qui compte dans les jugements : c’est la forme des choses et non leur nom.

Et de même lorsqu’il abolit une partie de l’Unicité d’Allah, comme par exemple s’il dit qu’Allah est incapable de faire quoi que ce soit, même ce que les hommes sont capables de faire ; ou alors qu’Allah n’entend rien du tout, ou Allah ne sait rien du tout ; etc. Il en est ainsi pour celui qui abolit tout attribut sans lequel l’existence d’Allah et Son droit d’être adoré ne peut être affirmé.

 

L’innovation n’annulant pas l’Unicité d’Allah

Comme : Celui invente une adoration vouée à Allah seul sans associé, ou aboli un des rituelles prescrits par Allah, ou invente une nouvelle conception des commandements et informations qu’Allah nous a transmise dans Son Livre, comme une interprétation de certains attributs d’Allah comme : Ses mains, Son Visage, etc.…

Celui là est musulman à condition qu’il ait fais cela involontairement, soit par ignorance soit par mauvaise compréhension des textes. Par contre, s’il le fait exprès et sait qu’Allah n’a jamais voulu cela ni Son messager, et le fait par rébellions et orgueil : c’est un mécréant.

 

L’avis de l’imam Châtibî sur celui qui invente des lois

L’imam Châtibî juge mécréant celui qui change la loi d’Allah volontairement sans être victime d’une erreur d’interprétation, il dit page 52 du volume 2 du même livre :

كل بدعة - وإن قلت - تشريع زائد أو ناقص او تغيير للأصل الصحيح وكل ذلك قد يكون على الانفراد وقد يكون ملحقا بما هو مشروع فيكون قادحا في المشروع ولو فعل أحد مثل هذا في نفس الشريعة عامدا لكفر إذ الزيادة والنقصان فيها أو التغيير - قل أو كثر - كفر فلا فرق بين ما قل منه وما كثر

« Toute hérésie, même en petite quantité, est une législation ajoutée ou diminuée, une modification du fondement correct, et tout ceci peut être soit isolé, soit ajouté à une chose légale, ce qui sera alors une offense envers la loi. Si quelqu’un fait cela exprès dans la loi, il devient mécréant, car l’ajout, la diminution ou la modification est une mécréance, qu’il y en ait un peu ou beaucoup, ça ne fait aucune différence. »

Voyez donc à partir de quand l’imam Châtibî juge les hérétiques mécréants : lorsqu’ils font exprès d’ajouter à la Loi d’Allah, en sachant qu’ils contredisent Allah et Son messager, car dans ce cas ils considèrent réellement qu’ils connaissent mieux que le prophète ce qu’il plait à Allah ; ou alors c’est par refus et rejet de la vérité et ceci est une mécréance.

 

Ibn Taymiya dit dans An-Noubouwât 1/417, 418 :

وإنّما تكون عبادتُه بطاعته؛ وهو طاعة رسله؛ [فَمَنْ] يُطع الرسول فقد أطاع الله؛ فكلّ رسول بُعث بشريعة، فالعمل بها في وقتها هو دين الإسلام. وأمّا ما بُدِّل منها فليس من دين الإسلام. وإذا نُسخ منها ما نُسخ لم يبق من دين الإسلام؛ كاستقبال بيت المقدس في أول الهجرة بضعة عشر شهراً، ثمّ الأمر باستقبال الكعبة؛ وكلاهما في وقته دين الإسلام، فبعد النسخ لم يبق دين الإسلام إلا أن يُولّي المصلّي وجهه شطر المسجد الحرام.  فمن قصد أن يُصلّي إلى غير تلك الجهة، لم يكن على دين الإسلام؛ لأنّه يُريد أن يعبد الله بما لم يأمره. وهكذا كلّ بدعة تُخالف أمر الرسول؛ إمّا أن تكون من الدين المُبدّل الذي ما شرعه الله قطّ، أو من المنسوخ الذي نسخه الله بعد شرعه؛ كالتوجّه إلى بيت المقدس.

« Et l’adoration d’Allah n’est autre que l’obéissance envers Allah, et ceci s’accomplit en obéissant aux messagers qu’Il envoi : dès lors celui qui obéit au messager a en fait obéit à Allah. En effet, tout messager fut envoyé avec une Loi ; s’y conformer lorsqu’elle est en vigueur, c’est ça l’Islam. Par contre, ce qui y a été modifier par les créatures, ceci n’est pas l’Islam ; et lorsqu’Allah y abroge quelque chose, alors ce qui a été abrogé n’est plus de l’Islam, comme par exemple lorsqu’il fallait se tourner vers Jérusalem lors des prières,  au début de l’exile pendant une dizaine de mois, puis il fut ordonné de se tourner vers la Ka3ba. Et les deux directions étaient Islam dans leur période respectives de vigueur, mais une fois abrogé, se tourner vers Jérusalem n’était plus de l’Islam, seul la direction de la Mosquée sacrée devait être prise par celui qui prie. Et à partir de là, quiconque veut prier dans une autre direction que celle là, il n’est plus dans la religion de l’Islam, car il veut adorer Allah d’une manière qu’Allah n’a pas commandé. Et c’est la même chose concernant toute invention religieuse s’opposant aux ordres du messager d’Allah : soit c’est une modification apportée de toute pièce par une créature, qu’Allah n’a jamais prescrite, soit c’est une chose qu’Allah avait prescrite puis qu’Il a abrogé, comme par exemple le fait de prier vers Jérusalem. » Fin de citation.

Regarde comme Ibn Taymiya expliqua ici que celui qui veut adorer Allah d’une manière qu’Il n’a pas commandé, il n’est pas musulman ; puis il dit que ceci concerne toute invention religieuse.

Quant à celui qui tombe dans l’hérésie non pas par orgueil ni par opposition, mais par erreur d’interprétation, c’est un égaré, il faut lui établir la preuve, et dès qu’il lui a été expliqué que la chose qu’il commet contredit l’ordre du messager d’Allah, que cette vérité lui est apparue mais qu’il ne l’accepte pas, et persiste par rébellion et refus, il est alors mécréant.

Et Allah sait mieux.

le paradis promis par Allah a ses fideles serviteurs

La langue des gens du Paradis, les visites entre habitants et les tentes

Les habitants du Paradis posséderont des tentes, discuteront entre eux et se rendront visite mutuellement incha Allah. Mais comment sont les tentes au Paradis ? Quelle sera la langue des gens du Paradis ? Comment se dérouleront leurs visites ? Voici trois questions auxquelles nous tenterons de répondre en nous basant sur « Le Paradis » et « Les délices du Paradis », ouvrages respectifs des deux grands savants Ibn Qayyim al-Jawziyya et son élève Ibn Kathir (qu’Allah leur fasse miséricorde).

Les tentes « faites d’une seule perle creuse »

Les tentes présentes au Paradis ont été évoquées dans les paroles de notre Créateur. En effet, Allah dit : {Des houris cloîtrées dans les tentes, lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?} (Sourate 55 : Versets 72-73). L’existence des tentes au Paradis est donc une réalité qu’on ne peut nier.

La grandeur de ses tentes est indescriptible macha Allah, comme tout ce qui se trouve au sein de la Demeure Éternelle. Ibn Kathir (qu’Allah lui fasse miséricorde) souligne que « nous trouvons cette mention dans les deux Sahih. La version retenue ci-dessous est celle de Muslim qui rapporte d’après Abu Musa al-Ach’ari que le Messager d’Allah (‘alayhi salat wa salam) a dit : « Le croyant possède certes au Paradis une tente faite d’une seule perle creuse et qui aura soixante coudées de longueur. S’y trouvent des épouses auxquelles il rend visite, sans que les unes ne soient visibles aux autres. » Dans la version d’Al-Bukhari, la largeur de la tente est de trente miles, dans une autre, elle est de soixante miles. » Ce qu’il faut retenir, c’est que la largeur de ces tentes est immense, par la Grâce d’Allah.

De plus, ses tentes sont d’une grande valeur et sont occupées par les Houris. En effet, Abu Soulayman dit : « Les Houris une fois créées, les Anges les entourent de tentes. » De même, les tentes possèdent des portes en or. Abu Bakr ibn Abu Ad-Dunya rapporte, d’après ibn ‘Abbas au sujet des Houris retirées des tentes : « La tente est faite d’une perle creuse, d’une longueur de trois miles et d’une largeur de trois miles également. Sa porte est d’or. Elle est entourée d’un espace de cent cinquante miles. De chacune de ses portes, s’introduit auprès de toi un Ange avec un présent de la part de son Dieu, Le Très-Haut, Le Tout-Puissant. Cela correspond à cette parole de Dieu exalté soit-Il : {De chaque porte, les Anges entreront auprès d’eux} (Sourate 13 : Verset 23). » Les tentes ont donc une grande valeur et sont le lieu où les Anges ramèneront des cadeaux aux croyants incha Allah. Quel meilleur cadeau que celui venant du Créateur des cieux et de la terre ?

Par ailleurs, les tentes possèdent de nombreuses portes. C’est ainsi que Qatada rapporte, d’après Abu Ad-Darda’ que « La tente est faite d’une seule perle ayant soixante-dix portes, toutes de perles. » Il nous est impossible d’imaginer ces tentes, leur grandeur, leur valeur, leurs portes… Cela n’est pas à notre portée car Seul Allah est Savant de toute chose. Cependant, nous pouvons saisir l’immense beauté et la perfection de ces lieux macha Allah. Puissions-nous y pénétrer !

« La langue de Mohamed (saws) », celle des gens du Paradis

Les habitants du Paradis parleront l’arabe. Cela est unanimement reconnu car affirmé par les paroles de l’Envoyé d’Allah (‘alayhi salat wa salam). En effet, selon Anas ibn Malik (qu’Allah l’agrée), le Prophète (‘alayhi salat wa salam) a dit : « Les habitants du Paradis entreront au Paradis, grands de la taille de soixante coudées, la beauté de Youssouf (‘alayhi salam), avec l’âge de ‘Issa (‘alayhi salam) : 33 ans (à trente-trois ans, ‘Issa – Jésus – fut rappelé vers Dieu), parlant la langue de Mohamed (‘alayhi salat wa salam) et bien maquillés. » Les habitants du Paradis parleront donc la langue du Prophète Mohamed (‘alayhi salat wa salam), à savoir l’arabe.

De plus, cela a été confirmé par les paroles des compagnons du Messager d’Allah (‘alayhi salat wa salam). Parmi eux, Ibn ‘Abbas et Zouhri (qu’Allah les agrée) ont dit : « La langue des gens du Paradis est l’arabe ».

Par ailleurs, les gens ne parleront pas l’arabe le Jour de la Résurrection mais seulement dès leur entrée au Paradis. C’est ainsi que Sufyan (qu’Allah l’agrée) a dit : « Il nous a été dit qu’au Jour de la Résurrection, les gens parlent en syriaque, et qu’une fois entrés au Paradis, ils parlent en arabe. » Et Allah est plus Savant.

Les visites des habitants du Paradis

Les gens du Paradis se rendront visite. Cela est prouvé par les paroles du Messager d’Allah (‘alayhi salat wa salam). En effet, Abu Bakr ibn Abu Ad-Dunya rapporte, d’après Anas que le Prophète (‘alayhi salat wa salam) a dit : « Quand au Paradis arrivent ses habitants, les frères désirent se revoir entre eux ; la couche de l’un s’approche de la couche de l’autre jusqu’à ce que tous se réunissent. L’un dit à son compagnon : « Sais-tu quand Dieu nous a pardonnés ? » L’autre lui répond : « Nous étions à tel endroit. Nous avons prié Dieu et Il nous a pardonnés. » » Macha Allah, ceux à qui Allah a pardonné pourront se rendre visite dans l’au-delà.

De plus, la visite des gens du Paradis est conditionnée par une certaine hiérarchie. Ceux qui habiteront les rangs inférieurs au Paradis ne pourront aller voir les rangs supérieurs. En ce sens, Sulayman ibn Al-Mughira rapporte d’après Humayd ibn Hilal : « Nous a été transmis que parmi les habitants du Paradis ceux du rang supérieur rendent visite à ceux du rang inférieur et que ceux-ci ne rendent pas visite à ceux-là. » Ibn Kathir (qu’Allah lui fasse miséricorde) ajoute : « Cela pourrait avoir deux sens. Le premier : celui d’un rang inférieur ne mérite pas de le dépasser et il n’est pas habilité à le faire. Le second : pour que l’on ne voie pas le bonheur de ce qui existe pour un rang supérieur au sien et que l’on s’attriste, alors que la tristesse n’a pas droit de cité dans le Paradis. » Ainsi, les visites des gens du Paradis sont régies par une certaine hiérarchie mais celle-ci présente une sagesse car Allah est Le Sage. Il crée chaque chose avec une Sagesse Parfaite.

Par ailleurs, cela est confirmé par les paroles de l’Envoyé d’Allah (‘alayhi salat wa salam) qui précise qu’il y a une exception et qui décrit le moyen de déplacement de ces gens. En effet, Ibn Kathir (qu’Allah lui fasse miséricorde) ajoute que « ce que dit Humayd est cité dans un hadith élevé jusqu’au Prophète (‘alayhi salat wa salam) et qui en dit encore plus. En effet, At-Tabarani rapporte, d’après Abu Umama que l’on posa au Messager d’Allah (‘alayhi salat wa salam) la question suivante : « Est-ce que les habitants du Paradis se rendent visite entre eux ? » Il répondit : « Ceux du rang supérieur rendent visite à ceux du rang inférieur, mais ceux-ci ne rendent pas visite à ceux-là. Exception est cependant faite pour ceux qui s’aiment en Allah. Ils vont là où ils veulent, montés sur des chamelles, et mettant derrière celles-ci des matelas. » » En aimant son frère pour Allah, le croyant pourra lui rendre visite même si celui-ci se trouve au-dessus de lui au Paradis incha Allah. La Clémence d’Allah est infinie !

Qu’Allah nous fasse entrer dans la Demeure Parfaite, où la plus belle des langues est parlée. Puisse-t-Il, par Sa Grâce, nous permettre d’y retrouver ceux que nous avons aimés.

pourquoi l’islam autorise au musulman d’épouser les femmes « kitabiayat » (femmes des gens du livre) et interdit cela à la musulmane ?

avant de répondre à cette question on confirme que l’islam a interdit la musulmane d’épouser un non-musulman, allah exalté a dit : « et ne donnez pas d'épouses aux associateurs tant qu'ils n'auront pas la foi, et certes, un esclave croyant vaut mieux qu'un associateur même s'il vous enchante » (la vache 221).

l’interdiction du mariage de la musulmane avec un non-musulman est due principalement à ce que la femme suit généralement son mari, et l’homme a d’habitude plus d’influence sur son épouse que la femme sur son époux, ainsi que l’islam est une religion qui a un certain nombre d’objectifs y compris ces deux objectifs :

le premier objectif est : que les gens le connaissent clairement sans confusion ou ambiguïté, une connaissance qui les mène à croire que c’est la vraie religion, pour cela elle a permis au musulman d’épouser une non-musulmane à condition qu’elle soit des gens du livre, c'est-à-dire une juive ou une chrétienne, car au moins elle croit en dieu et à la révélation, indépendamment de la nature de cette foi, ainsi, elle est plus proche que d’autre de la compréhension du message de l’islam, surtout lorsqu’elle se marie avec un musulman pratiquant dans ses paroles et dans ses actes, quand elle aperçoit de son mari les mœurs de l’islam et sa bonne conduite, son comportement convenable envers elle comme l’islam a ordonné, cela peut causer sa conversion en islam, mais si elle insiste sur sa religion, c’est son droit, et personne ne peut la forcer à d’autre chose que cela, allah le tout-puissant a dit : « nulle contrainte en religion » (la vache 256).

le deuxième objectif de l’islam est : de maintenir l’attachement de ses disciples à lui, et donc il ne les expose pas à ce qui aurait un impact sur leur foi en lui, c’est ce que l’islam appelle « la fitna dans la religion » (l’épreuve ou la tentation dans la religion) allah exalté dit : «  et la fitna est plus grave que le meurtre » (la vache 217).

cette épreuve dans la religion prend plusieurs aspects, elle peut être une torture de l’homme musulman qui vise à changer sa foi, et elle peut être comme dans notre cas un mariage avec un homme non musulman, quelle que soit sa religion, et pourquoi le mariage avec un homme non-musulman est une épreuve dans la religion ? car l’homme, comme nous l’avons avancé a d’habitude plus d’influence sur la femme, il se peut que cet époux influence négativement sur sa femme musulmane, une influence qui la pousse à quitter sa religion, ou du moins, le non-engagement à elle et à ses règles, et c’est ce que l’islam ne veut pas pour ses disciples, mais il veut leur offrir l’environnement approprié pour s’engager à ses préceptes, pour cela il a exhorté la musulmane à faire le bon choix même quand elle épouse un musulman, et il l’a ordonnée de choisir celui qui s’engage à sa religion, ainsi que de rejeter celui qui néglige les préceptes de sa religion, tout cela afin que la musulmane reste attachée à sa religion, éloignée de toute mauvaise influence.

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