AHADITS MOUAATARAS

Il y a quatre types de personnes dans la vie d'ici-bas

Il y a quatre types de personnes dans la vie d'ici-bas
 
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

D'après Abou Kabcha Al Anmari (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Il y a trois choses sur lesquelles je jure:
- L'argent du serviteur n'a jamais diminué à cause d'une aumône.
- Aucun serviteur ne subit une injustice et patiente à cette injustice sans qu'Allah ne l'augmente en honneur.
- Et aucun serviteur n'ouvre une porte de mendicité sans qu'Allah n'ouvre pour lui une porte de pauvreté.
Et je vous informe d'un hadith, retenez-le !
Il y a quatre types de personnes dans la vie d'ici-bas :
- Un serviteur à qui Allah a donné de l'argent et de la science. Avec cela il pratique la taqwa d'Allah (1), il lie ses liens de parenté et sait qu'Allah a un droit dessus (2). Celui-ci est dans les meilleurs degrés.
- Un serviteur à qui Allah a donné de la science mais il ne lui a pas donné d'argent mais il a une intention sincère, il dit: Si j'avais de l'argent j'aurais certes agis comme untel. Ainsi avec son intention il est dans la récompense égale au premier.
- Un serviteur à qui Allah a donné de l'argent mais il ne lui a pas donné de science. Il dépense de son argent sans science, avec cet argent il ne pratique pas la taqwa de son Seigneur, il ne lie pas ses liens de parenté et ne sait pas qu'Allah a un droit dessus. Celui-ci est dans les plus mauvais degrés.
- Un serviteur a qui Allah n'a donné ni argent ni science. Il dit: Si j'avais de l'argent j'aurais certes agis comme untel. Ainsi avec son intention il est dans le péché égal au précédent ».
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°2325 qui l'a authentifié et il a également été authentifié par Cheikh Albani dans sa correction de Sounan Tirmidhi)

(1) La taqwa signifie le fait que la personne mette entre elle et le châtiment d'Allah une protection en pratiquant ce qu'Allah a ordonné et en s'écartant de ce qu'il a interdit.

(2) C'est à dire un droit sur l'argent.


عن أبي كبشة الأنماري رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : ثلاث أقسم عليهن : ما نقص مال عبد من صدقة ولا ظلم عبد مظلمة صبر عليها إلا زاده الله عزا ولا فتح عبد باب مسألة إلا فتح الله عليه باب فقر
وأحدثكم حديثا فاحفظوه قال : إنما الدنيا لأربعة نفر : عبد رزقه الله مالا وعلما فهو يتقي فيه ربه ويصل فيه رحمه ويعلم لله فيه حقا فهذا بأفضل المنازل .
وعبد رزقه الله علما ولم يرزقه مالا فهو صادق النية يقول : لو أن لي مالا لعملت بعمل فلان . فهو بنيته فأجرهما سواء .
وعبد رزقه الله مالا و لم يرزقه علما يخبط في ماله بغير علم ولا يتقي فيه ربه و لا يصل فيه رحمه و لا يعلم لله فيه حقا . فهذا بأخبث المنازل .
وعبد لم يرزقه الله مالا و لا علما فهو يقول : لو أن لي مالا لعملت بعمل فلان فهو بنيته فوزرهما سواء
(رواه الترمذي في سننه رقم ٢٣٢٥ و صححه و صححه أيضاً الشيخ الألباني في تحقيق سنن الترمذي)
 
 




 

Charh Hadith : Les actions qui valent une rétribution pour l’homme après sa mort (An Nawawî)

hadith.jpgCommentaire de l'Imam An Nawawî rahimahu Allah

Ce hadith , affirment les ulémas , signifie qu'à sa mort , l'oeuvre de l'homme cesse , et par conséquent la rétribution de ses oeuvres cesse , sauf en ces trois choses du fait qu'il en est le motif . En effet , l'enfant pieux est le fruit de ses actes , de même le savoir qu'il a laissé après sa mort et qu'il avait enseigné ou transmis en rédigeant des ouvrages , et puis l'aumône durable qui est le legs pieux inaliénable ou waqf . Le hadith comporte en outre les enseignements suivant :

Il indique le mérite et les vertus du mariage dans le but d'avoir une descendance pieuse . Nous avon discuté les différents objectif que visent les gens à travers le mariage et nous avons détaillé les questions s'y rapportant dans le livre du mariage . Le hadith comporte aussi la preuve de validité du principe du Waqf et la grande récompense divine qu'il procure à son auteur . Il souligne aussi le mérite et les vertus du savoir et incite à s'appliquer à l'acquérir et à le léguer comme héritage au moyen de l'enseignement , de la composition d'ouvrages et de sa vulgarisation . Il est recommandé alors de choisir les sciences les plus utiles et bénéfiques par ordre de priorité . L'invocation en faveur du mort lui est salutaire et il en est rétribué . De même qu'il continue à être rétribué pou l'aumône dont le bienfait est durable . Ces deux derniers points font en fait l'objet d'un consensus .

De même que l'acquittement des dettes lui est profitable , comme nous l'avons déjà expliqué . Quant au pèlerinage au nom d'un mort, il l'acquitte de son obligation selon al Shafé'i et les tenants du même avis , puisque cela fait partie de l'acquittement de ses dettes , lorsqu'il s'agit du pèlerinage prescrit . Et s'il s'agit d'un pèlerinage surérogatoire qu'il aurait mentionné dans son testament , cela entre dans le cadre de l'exécution de ses dernières volontés . S'il meurt en ayant un jeûne en dette , l'avis authentique stipule que son tuteur jeûnera à sa place . La question a déjà été traitée dans le Livre du jeûne .

Quant à la récitation du Coran et la destination de sa rétribution au profit du mort ainsi que la prière à sa place et les actes de piétés similaires , l'avis d'al Shafé'i et de la quasi totalité des ulémas stipule qu'ils ne profitent pas au mort . Ce point étant l'objet d'une divergence d'avis qu'on a exposée au début de l'ouvrage dans le commentaire de l'introduction du Sahih Muslim .

(Source : extrait du charh sahih Muslim vol 6/10 page 509-510)

l'invocation

Rien n'est aussi noble pour Allah que l'invocation
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Rien n'est aussi noble pour Allah que l'invocation ».
(Rapporté par Timidhi dans ses Sounan n°3370 qui l'a authentifié et il a été également authentifié par Cheikh Albani dans sa correction de Sounan Tirmidhi)


عن أبي هريرة رضي الله عنه ، قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : ليس شيء أكرم على الله تعالى من الدعاء
(رواه الترمذي في سننه رقم ٣٣٧٠ و حسنه و حسنه أيضاً الشيخ الألباني في تحقيق سنن الترمذي)